Comment protéger sa maison face au risque d’inondation ?

Lorsque j’ai voulu acheter ma maison en 2015 je me suis retrouvé face à un dilemme. J’ai en effet appris qu’elle était située dans une zone inondable (comme tout le quartier d’ailleurs). Faut-il donc renoncer à l’acheter ? Quel est le risque réel (la plupart des maisons du quartier sont là depuis plus de 100 ans) ? Si je décide de l’acheter, comment protéger ma maison face au risque d’inondation ?

Tout cela m’a beaucoup interrogé. Ce n’est pourtant pas le genre de sujets sur lesquels on veut passer du temps quand on doit aller vite pour acheter une maison qui nous plait. 

Alors j’ai fait des recherches pour comprendre la situation particulière du lieu, évaluer les risques et prendre les mesures préventives nécessaires pour limiter l’impact d’une éventuelle inondation à venir. 

Un risque sous-estimé et qui va s’accroître

Ce que j’ai vite réalisé c’est que le risque zéro n’existe pas. Quelle que soit la situation de notre maison, en zone inondable ou pas d’ailleurs.

Car on entend généralement par zone inondable, les surfaces qui peuvent être submergées par les eaux en cas de crue d’une rivière ou d’un fleuve. C’est le cas le plus courant.

Des millions de personnes habitent dans une zone inondable en France

Des millions de personnes en France habitent dans une zone inondable

Mais une zone peut devenir également inondable à cause de l’activité humaine. Par exemple, la création d’un talus, d’une route ou l’imperméabilisation massive des sols peuvent causer des inondations lors d’événements pluvieux intenses.

D’autant plus que les bouleversements climatiques à venir laissent présager que ce risque ne va faire que s’accroître. 

Le rapport du GIEC de 2019 (Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’Évolution du Climat) annonce ainsi des perspectives inquiétantes pour le XXIème siècle :

  • L’augmentation de la fréquence de précipitations extrêmes pourrait sensiblement aggraver le risque d’inondation par ruissellement dans de nombreuses zones urbaines.
  • Augmentation supplémentaire du niveau moyen de la mer de 25 à 80 cm entraînant la submersion permanente de certaines côtes basses, notamment sur le littoral Atlantique français (au moins 80 000 personnes concernées).

carte submersion Bordeaux 2050

Zones présentant un risque de submersion en 2050 dans la région de Bordeaux (en rouge, Source : Climatecentral.org)

Nous sommes donc tous potentiellement soumis au risque d’une inondation un jour ou l’autre. À des degrés divers, certes, mais il est tout de même plus prudent de s’informer et de s’y préparer

Notons aussi que la plus grande contrainte structurelle d’une inondation n’est pas le moment où il y a de l’eau dans la maison mais le temps qu’il faut pour la réparer. Le Centre Européen de Prévention du Risque d’Inondation (CEPRI) estime ainsi qu’il faut 18 mois (!) pour réhabiliter une maison prise sous 1,5 m d’eau pendant 48 heures (temps de séchage, montage du dossier auprès des assurances, préparation et réalisation des travaux). C’est colossal. 

Comprendre son environnement pour identifier les risques

Topographie, pluviométrie, géologie

Ce que l’on peut d’abord commencer à faire c’est regarder quel est le contexte dans lequel se situe notre maison. 

  • Y a-t-il eu des inondations par le passé ?
  • Quelle est la pluviométrie annuelle ?
  • Quel est le niveau d’imperméabilisation du sol ?
  • Comment ruissellent les eaux de pluie sur le terrain ?

Y a-t-il eu des inondations par le passé ?

C’est la première question à se poser. Pour y répondre il y a plusieurs pistes possibles :

  • Interroger les services de la commune (urbanisme, droit des sols, assainissement par exemple)
  • Demander aux voisin-es
  • Consulter les archives communales

Il faut également regarder ce qu’indique le PPRI (Plan de Prévention des Risques Inondations). Il est fourni lors de la vente d’une maison et vous pouvez également l’obtenir en faisant une recherche sur internet. 

Dans le cas de ma maison, le PPRI indique : “secteur urbanisé situé sous moins d’1 m d’eau en centennal et reste un secteur urbanisable mais avec prescriptions constructives” (la construction d’un cabanon au fond de mon jardin est par exemple possible, mais en respectant une cote de seuil de 4,50 m NGF minimum). “Centennal” fait référence à un épisode pluvieux de fréquence centennale (qui se produit statistiquement 1 fois en 100 ans). Même si cela semble peu, ce n’est pas impossible, donc il vaut mieux se préparer à cette éventualité. 

La carte du PPRI indiquant le zonage inondable

La carte du PPRI indiquant le zonage inondable (hachures)

C’est un peu la même chose avec les constructions en zone sismique. La probabilité pour qu’un tremblement de terre important se produise est très faible, mais néanmoins toutes les constructions doivent répondre à des normes parasismiques pour prévenir ce danger. 

Enfin il peut être intéressant d’analyser ce qui révèle la toponymie du lieu. Si le nom de la rue est “rue du pont”, “rue du moulin”, ou encore “rue du gué” cela indique qu’il y a eu par le passé un cours d’eau à proximité. Même si aujourd’hui ce ruisseau n’est plus visible il est tout à fait possible qu’il existe encore en sous-terrain et qu’il ressorte de son lit en cas de fortes pluies (avec donc un risque de crue). 

Quelle est la pluviométrie annuelle ?

A priori on a tous une idée de la pluviométrie dans la région où l’on achète une maison 😅. Mais la valeur est souvent donnée en hauteur d’eau (en mm). Par exemple, à Bordeaux, la pluviométrie annuelle est autour de 820 mm. Je trouve que ce n’est pas toujours très parlant. On peut la convertir en volume pour se donner une autre idée.

Ainsi 1 mm d’eau qui tombe sur 1 m² représente 1 litre. Avec cette règle, on convertit simplement la pluviométrie en volume reçu sur son terrain. Une pluie abondante se caractérise par une hauteur d’eau en une période de temps donné. Le site Infoclimat indique ainsi ces valeurs pour une pluie “abondante” :

  • ≥ 40 mm / 24 h
  • ≥ 25 mm / 12 h
  • ≥ 20 mm / 6 h
  • ≥ 15 mm / 3h
  • ≥ 8 mm / 1 h

Pour cette dernière pluie, si votre terrain fait 100 m² il reçoit 800 litres en 1 h. S’il fait 1000 m², il reçoit 8 m3 en 1 h.

Quel est le niveau d’imperméabilisation du sol ?

Une fois que l’on connait la pluviométrie précise du site, on peut regarder quel est le niveau d’imperméabilisation du sol. Cela nous indiquera la capacité du sol à absorber ou non la pluie qu’il reçoit. 

Pour connaître le niveau d’imperméabilisation du sol il faut étudier la nature des sols et des revêtements qui le compose. Chacun d’entre eux se caractérise par un coefficient de ruissellement. Ce dernier représente la part de l’eau reçue en surface qui ne s’infiltre pas et ruisselle. 

On peut ainsi donner les valeurs courantes suivantes :

  • Pelouse (sol sableux) : 10% de ruissellement
  • Pelouse (sol terreux) : 20% de ruissellement
  • Stabilisé : 60% de ruissellement
  • Pavés : 85% de ruissellement
  • Asphalte, routes, trottoirs, toitures : 95% de ruissellement

La moyenne pondérée des coefficients de ruissellement de votre terrain vous donne le coefficient d’imperméabilisation* global. 

Avec ces informations vous pouvez estimer le volume d’eau qui ruisselle sur votre terrain lors d’un événement pluvieux donné.

*6% des sols français sont imperméabilisés (source France Stratégie 2019), ce qui augmente le risque d’inondation (tout en les rendant stériles).  

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Comment ruissellent les eaux de pluie sur le terrain ?

Un autre paramètre à analyse est la topographie du terrain (et des alentours). Car l’eau ruisselle en suivant les pentes du lieu. Si votre maison est située en contrebas d’une autre parcelle ou d’une route, il est fort probable qu’il reçoive les eaux de ruissellement de cette parcelle ou route voisine (sauf si ces derniers possèdent des réseaux de collecte).

À l’inverse, si la maison se trouve sur une butte, elle sera a priori protégée du ruissellement adjacent. 

Quelles solutions pour lutter contre les inondations ?

Si l’analyse précédente révèle que votre maison se situe dans un contexte à risque, il est alors judicieux de mettre en place quelques actions pour lutter contre les inondations à venir. 

Commencer par réduire le risque

Partons du principe que la maison est déjà construite (nous verrons plus loin comment concevoir sa maison pour se prémunir des inondations et de leurs conséquences). 

Sur une maison existante, on peut agir relativement facilement sur l’imperméabilisation du terrain et la collecte des eaux pluviales. 

L’imperméabilisation du terrain : privilégiez les revêtements perméables et l’infiltration naturelle en maximisant l’espace de pleine terre et la végétation. Pour les voies carrossables, préférez les pavés drainants à l’enrobé (asphalte) ou le béton. Vous pouvez également utiliser des dallages avec seulement deux bandes de roulement pour laisser l’espace restant au végétal. 

Pavés drainants pour un chemin d'accès

Pavés drainants pour un chemin d’accès

Chemin en rondin de bois

Chemin en rondin de bois

Même si l’infiltration des eaux pluviales est la première solution à rechercher car la plus naturelle, pensez tout de même à vous renseigner sur les capacités d’infiltration de votre sol avant d’entreprendre des travaux. Il est possible de s’en assurer en faisant un test d’infiltrabilité (type Porchet), ou par les informations ou cartes données par votre commune. Bordeaux Métropole fournit par exemple une carte d’aptitude à l’infiltration sur son territoire.

La collecte des eaux pluviales : le réseau doit être bien entretenu pour favoriser l’écoulement de l’eau. Les chéneaux, gouttières et grilles doivent être régulièrement curés des feuilles mortes et débris éventuels. Une gouttière bouchée peut vite faire des dégâts même si la pluie n’est pas très intense (et en été ce sera un gîte à moustiques). Évitez aussi de laisser s’évacuer des graviers, sables ou autres déchets de chantier (dont les laitances de béton) par le réseau d’évacuation des eaux pluviales car il finira par s’obstruer.

Mettre en place des dispositifs de protection

Pour se protéger collectivement et individuellement de la montée des eaux, il existe plusieurs dispositifs, qui peuvent être complémentaires. À ce stade, l’objectif est donc d’empêcher l’eau de pénétrer dans la maison.

Pour ce faire je vais citer les 3 techniques suivantes : 

  • Les solutions compensatoires et la rétention de l’eau de pluie
  • Les batardeaux
  • Le clapet anti-retour

Infiltrer ou stocker les eaux pluviales

Les concepts de solutions compensatoires et de volume tampon sont très répandus dans les services d’assainissement. Le principe consiste à éviter de surcharger le réseau public d’assainissement en temps de pluie avec des solutions dites « compensatoires » visant à compenser l’imperméabilisation grâce à des ouvrages végétalisés, infiltrants ou des réservoirs enterrés ou à l’air libre qui vont stocker temporairement les eaux pluviales. En effet, les fortes pluies peuvent entraîner des surcharges des réseaux d’assainissement dans lesquels sont mélangés les eaux usées et les eaux pluviales. Ils peuvent alors déborder sur la chaussée (créant ainsi des inondations) ou vers le milieu naturel (engendrant ainsi des pollutions).

Débordement d’un réseau d’assainissement en région parisienne

Débordement d’un réseau d’assainissement en région parisienne

En gardant nos eaux à la parcelle ou en ajoutant un volume de stockage (volume “tampon”), on réduit ainsi la sollicitation du réseau public d’assainissement et on participe collectivement à limiter le risque d’inondation à l’échelle du territoire. Ces solutions compensatoires permettent de gérer les eaux pluviales là où elles tombent avec des ouvrages évoqués plus haut : pavés drainants, noues enherbées, tranchées drainantes, mais aussi toitures végétales, jardins de pluie, etc.

Quand ce n’est pas possible de mettre en place des solutions vertes ou infiltrantes (sol peu propice à l’infiltration ou toitures en forte pente par exemple) il est possible créer un volume tampon permettant de stocker les eaux de pluie pendant l’événement pluvieux. Ce volume de stockage peut être une cuve enterrée de plusieurs m3 (équipée d’un régulateur de débit, permettant de restituer doucement les eaux pluviales vers le réseau après l’événement pluvieux) ou simplement un récupérateur d’eau de pluie de quelques centaines de litres (qui sera vidangé à la main à la fin de l’événement). L’effet sera moindre mais ils sont plus économiques et plus simple à installer. Ces derniers coûtent environ 200 € et s’installent facilement sur une descente de gouttière. Dans les 2 cas, vous pourrez réutiliser l’eau de pluie ainsi stockée pour l’arrosage, le nettoyage ou même pour les chasses d’eau si votre installation y est raccordée (voir cet article au sujet de l’autonomie). 

Nota : pour que ce volume de stockage joue pleinement son rôle de tampon, il est fortement conseillé de vider complètement la cuve avant l’arrivée d’une très forte pluie. 

Installer des batardeaux

Qu’est-ce qu’un batardeau ? C’est un dispositif de retenue de l’eau que l’on installe généralement sur les portes d’entrée, les portes de garage et les fenêtres. On parle aussi de “barrière anti-crue”.

Il permet donc de créer un barrage pour empêcher l’eau de pénétrer à l’intérieur de la maison par les ouvrants. Ce sont généralement des plaques en aluminium que l’on vient positionner sur des glissières de part et d’autre de l’élément à protéger. Des bandes souples viennent ensuite assurer une bonne étanchéité de l’ensemble par compression. 

Barrière anti-crue pour se protéger des inondations

Batardeaux pour protéger les portes d’entrée (© batardeaux.com)

Se protéger du réseau extérieur : le clapet anti-retour

Quand une forte pluie survient, il peut arriver que le réseau de collecte soit saturé. Cela peut être le cas notamment dans les zones fortement imperméabilisées (en ville par exemple). Ces réseaux sont dimensionnés pour des épisodes pluvieux intenses mais le risque zéro n’existe pas. Des facteurs aggravants peuvent en effet survenir : un chantier à obstrué une canalisation à proximité de chez vous, une vanne de surverse est tombée en panne, la forte pluie coïncide avec une marée haute exceptionnelle…

Lorsque des installations sanitaires existent sous le niveau de la chaussée (dans un sous-sol ou une pièce de la maison située en contrebas par exemple), il est nécessaire de se prémunir de la remontée des eaux du réseau public en installant un clapet anti-retour (ou anti-refoulement) sur le raccordement de la maison. C’est ce que j’ai fait chez moi.

Le risque : l’inondation des sous-sols par refl  ux des eaux du réseau public

Le risque : l’inondation des sous-sols par reflux des eaux du réseau public (Source CD 92)

Ce dispositif autorise l’écoulement de l’eau dans un sens donné mais pas dans l’autre. L’idée ici est donc de laisser l’eau s’écouler depuis la maison vers le réseau d’assainissement. L’eau de pluie collectée et les eaux usées de la maison s’évacuent ainsi normalement.

En revanche, si pour une raison ou une autre, le réseau d’assainissement est saturé et “monte en charge” (ce qui se caractérise potentiellement par une modification du sens de l’écoulement), alors le clapet se ferme et l’eau du réseau d’assainissement ne peut pas passer ni donc entrer dans votre maison. 

Clapet anti-retour sur la conduit d'assainissement

Installation du clapet anti-retour sur le branchement au réseau d’assainissement

Vous ne pouvez donc pas vous faire inonder par le réseau extérieur (ce qui est fortement souhaitable dans le cas d’un réseau unitaire où les eaux pluviales et les eaux usées sont mélangées).

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Attention néanmoins car cela veut aussi dire que pendant l’événement pluvieux, l’eau collectée dans votre maison ne peut plus non plus s’évacuer (le clapet étant fermé). Il y a donc un risque de vous faire inonder par vos propres eaux (pluviales et usées). Mais je pense que c’est préférable que de se faire inonder par les eaux du quartier… Une solution à cela est de déconnecter les gouttières du réseau en envoyant par exemple l’eau de pluie des toitures vers le jardin. Mieux vaut en effet inonder son jardin que sa maison (et avec les batardeaux vous êtes tranquilles). Pensez également à entretenir votre clapet tous les ans pour vous assurer qu’il fonctionnera bien le jour J !

Le regard avant l'installation du clapet

Le regard de visite pour l’entretien du clapet

Trappe dans le parquet

La trappe de visite découpée dans le parquet

Construire sa maison pour se préparer aux inondations

Une maison sur pilotis

C’est probablement la solution la plus concrète pour lutter contre le risque d’inondations. Surélever la maison grâce aux pilotis permet à l’eau de s’écouler en dessous sans faire de dégât. À noter également que cela limite aussi l’impact au sol de la construction et participe donc à la préservation de la biodiversité du lieu. 

Pour l’anecdote, les architectes anglais de l’agence Baca ont conçus une maison “amphibie”. Il s’agit d’une (vraie) maison “flottante” car celle-ci peut coulisser verticalement le long de rails lorsque le terrain se remplit d’eau. Les réseaux aussi sont prévus pour s’étendre et suivre le déplacement de la maison. 

Une maison "amphibie" qui flotte sur l'eau en cas d'inondation

La maison “amphibie” qui flotte sur l’eau en cas d’inondation (© Baca)

Une installation électrique descendante

L’installation électrique est l’organe le plus sensible de la maison face aux inondations. C’est aussi celui qui présente le plus de risques pour la sécurité des personnes. Au contact de l’eau, les prises et les gaines s’oxydent et se détériorent. 

La solution consiste à réaliser une installation “descendante”. L’alimentation se fait depuis un point haut de la maison et non depuis le sol. Ainsi, on préserve au maximum les appareillages et les gaines. 

Des revêtements adaptés

Les revêtements de sol sont potentiellement les plus sollicités. Il s’agit alors de privilégier des revêtements résistants à l’eau pour les pièces les plus basses de la maison. On préférera ainsi du carrelage à un parquet bois. Il faut globalement avoir le même raisonnement que l’on adopte pour les pièces humides ou une buanderie (soumise à un risque de dégâts des eaux des machines à laver). 

Pour les revêtements muraux, ceux permettant un contact avec l’eau s’en sortiront mieux. Ainsi un mur en pierre ou enduit à la chaux se dégrade beaucoup moins qu’un doublage en placo recouvert de peinture ou de papier peint. 

Du mobilier surélevé

Au niveau le plus soumis à la montée des eaux, il peut être judicieux de réfléchir à surélever le mobilier de quelques centimètres avec des plots résistants à l’eau. C’est la même chose pour les appareillages électriques : positionnez les prises en hauteur (par exemple 110 cm comme les interrupteurs) plutôt qu’à 20 cm comme habituellement.

Avoir une pompe de relevage

En cas de problème, avoir une pompe de relevage peut s’avérer bien utile (à condition que l’installation électrique fonctionne toujours évidemment). 

Le fait de pouvoir pomper l’eau qui s’accumule dans la maison et de la renvoyer vers l’extérieur permet en effet de limiter les dégâts. Car ces derniers sont directement proportionnels à la hauteur d’eau dans la maison et à la durée pendant laquelle l’eau est restée à l’intérieur. Donc plus vous pourrez évacuer rapidement l’eau, moins les travaux de remise en état seront importants. 

La pompe de relevage peut être une pompe fixe installée dans la cave par exemple ou une pompe portable que vous déplacez en fonction des besoins. 

Les gestes simples si toutefois l’eau entre dans la maison

Voici ce qu’il convient de faire si vous subissez une inondation.

  • Couper l’électricité sur le tableau général si l’installation électrique n’est pas conçue pour être immergée. Dans un premier temps vous pouvez couper simplement le différentiel correspondant à la zone inondée. Ainsi vous pourrez continuer à utiliser votre pompe de relevage si vous en avez une. Prévoir des lampes à piles et / ou des bougies est une bonne idée pour ce genre de situation.
  • Mettre en sécurité les personnes puis les biens.
  • Appeler les services d’urgence (pompiers, gendarmerie) avec votre portable.  

Une fois l’événement passé il convient de se pencher sur la réparation des dégâts subis. Pour cela il faut contacter rapidement votre assurance habitation (sous 5 jours) pour pouvoir bénéficier d’une prise en charge.

Quels sont alors les dégâts pris en charge par l’assurance

Cela dépend évidemment de votre contrat et de l’ampleur de l’inondation. Il y a plusieurs types de garanties possibles :

  • Dégâts des eaux : la garantie ne couvre en général que les réparations à faire à l’intérieur de la maison. La toiture, les portes, les fenêtres, la voiture ne sont pas couverts. 
  • Bris de glace et dommages électriques : utiles en complément de la précédente pour réparer une vitre brisée ou une installation électrique endommagée.
  • Inondations et événements climatiques : c’est une garantie optionnelle qui permet d’élargir votre couverture, notamment si la situation n’est pas déclarée “catastrophe naturelle”. Elle est généralement utilisable qu’une fois tous les 10 ans cependant. Attention également à bien vérifier qu’il n’y a pas d’exclusion dans le cas où votre maison se situe dans une zone inondable déclarée au PPRI. J’ai personnellement dû éplucher plusieurs contrats d’assurance avant de trouver le bon pour chez moi.
  • Catastrophe naturelle : réservée aux cas exceptionnels, elle est obligatoire mais ne s’enclenche que si l’État déclare l’événement comme “catastrophe naturelle” (par arrêté ministériel).
  • Assurance auto : pour couvrir les dégâts causés à votre voiture (à condition d’être assuré-e tous risques). 

Pour aller plus loin

Voilà, merci d’être arrivé-e jusqu’ici ! J’espère que cet article vous aura été utile. Dites-le-moi dans les commentaires 😉! 

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