Solutions naturelles contre les moustiques

À Bordeaux nous sommes envahis de moustiques en été depuis 2 ou 3 ans. C’est devenu impossible de profiter des longues soirées d’été sans se faire piquer. À tel point que l’on reste parfois à l’intérieur entre 18h30 heures et 21h30 heures pour être tranquille. C’est frustrant de ne pas pouvoir se détendre sur sa terrasse ou dans son jardin quand on rentre chez soi. Et quand vient l’heure de se coucher, ils peuvent vite nous empêcher de dormir. Alors comment faire pour se débarrasser des moustiques de façon durable ? Existe-t-il réellement des solutions naturelles efficaces contre les moustiques ?

Avant d’aller plus loin vous vous demandez peut-être ce que vient faire un article sur les moustiques dans ce blog dédié à l’éconconstruction ? C’est vrai, c’est un peu différent de d’habitude. Mais je trouve que c’est un sujet “qualité de vie” qui vient bien compléter les autres thématiques du blog. Je pense en faire d’autres de temps en temps pour parler de la vie quotidienne une fois que notre maison écologique de rêve est réalisée. Dites-moi dans les commentaires si ce genre d’articles vous intéressent ! 

Mais revenons à nos moustiques. Alors oui, je pourrais utiliser des produits chimiques et les tenir à distance. Sauf que je ne veux pas m’asperger de produits toxiques, et encore moins mon fils de 3 ans. Je pense en plus que ça ne fait que repousser le problème et que ça renforce potentiellement la résistance des moustiques sur le long terme.

J’ai donc décidé de partir à la recherche de solutions anti-moustique plus naturelles (mais efficaces !), et de vous partager mon expérience dans cet article. 

Le moustique tigre arrive bientôt chez vous

La progression du moustique tigre

Parmi les 2500 espèces de moustiques qui existent dans le monde (il y en a sur tous les territoires sauf en Antarctique !), celui qui créé le plus de nuisances en France est le moustique “tigre” (de son vrai nom “Aedes albopictus”). Pourtant il n’est pas encore présent partout. En 2018, il est considéré comme “actif” dans 51 départements, principalement dans la moitié sud du pays. Mais il progresse vers le Nord chaque année. Il ne s’est d’ailleurs installé en France que depuis 2004… À ce rythme, il pourrait avoir colonisé l’ensemble du territoire d’ici 2025. D’autant plus que la hausse généralisée des températures par le réchauffement climatique participe à sa migration vers le Nord.

La présence du moustique tigre progresse chaque année en France

Évolution du nombre de départements où l’Aedes est actif et implanté (source : Ministère des Solidarités et de la Santé)

 

Le moustique tigre est présent sur la moitié du territoire français

En 2018, 51 départements (sur 96 en métropole) sont classés “1” (présence active du moustique tigre) (source : Ministère des Solidarités et de la Santé)

Le moustique “tigre” est actif le jour. Si vous n’en avez pas dans votre région, vous avez alors surement le moustique Anophèle (il est présent dans tous les départements). Lui est actif la nuit : c’est lui qui nous réveille !

Le moustique est l’animal le plus tueur au monde

Le moustique est responsable de la mort de plus de 700 000 personnes dans le monde chaque année (contre moins d’une douzaine pour le requin…). Car le moustique est en effet un vecteur de virus comme la dengue, le chikungunya ou le zika pour l’Aedes (“moustique tigre”) et le paludisme ou la malaria pour l’Anophèle.  

Le moustique est l'animal le plus tueur au monde

Nombre de décès humains causés par les espèces présentes sur Terre chaque année. On notera également que l’Homme est responsable de la mort de 475 000 personnes (2ème “animal” le plus tueur de la liste…) (Source : GatesNotes)

Au-delà de l’inconfort généré par les piqûres et par la gêne pendant le sommeil, la lutte contre la prolifération des moustiques est donc une question de survie et de santé publique

Alors comment faire pour éviter que le moustique ne se répande partout ? Et comment se protéger des piqûres s’il est présent ?

Comprendre le moustique pour lutter efficacement

La reproduction du moustique

La première chose à faire pour lutter contre le moustique est de chercher à limiter sa capacité de reproduction. Une femelle moustique pond en effet jusqu’à 200 œufs tous les 15 jours. Elle peut vivre plusieurs mois, donc elle pondra potentiellement plus d’un millier d’œufs au cours de sa vie. 

À noter que seules les femelles piquent pour récupérer les protéines contenues dans le sang et nourrir leurs œufs.  

Elles pondent les œufs à la surface de l’eau, où les larves vont se développer avant de devenir des adultes volants (au bout de quelques jours).  

Donc pour lutter contre le moustique la première chose à faire est d’éviter qu’il ne se reproduise en supprimant ses lieux de ponte. Voilà donc les gestes à faire régulièrement :

  • Éliminer ou vider (1 fois par semaine) les endroits où l’eau peut stagner : coupelles de pots de fleurs, pieds de parasols, jeux pour enfants, outils de jardin, seaux, arrosoirs, déchets entreposés (bacs, pneus…), déchets de chantier
  • Vérifier le bon écoulement des eaux de pluie et des eaux de gouttières
  • Couvrir les réserves d’eau avec une moustiquaire
  • Contrôler les réservoirs d’eau de pluie
  • Curer les siphons d’évier extérieurs, les rigoles avec une grille, les gouttières

Le rayon d’action du moustique

Le moustique peut parcourir plusieurs kilomètres pour aller chercher de la nourriture (nous !). Mais s’il se plaît, il reste là où il est. En ville, il faut donc adopter une démarche collective avec ses voisins pour essayer de l’éliminer. Parlez-en donc autour de chez vous et partagez-leur ce que vous savez pour augmenter l’efficacité de votre action. Vous pouvez également télécharger ci-dessous la check-list pour vous aider à supprimer les gîtes larvaires autour de chez vous (et l’envoyer à vos voisins ou la mettre dans leur boîte aux lettres !) :

=>cliquez ici pour télécharger la check-list sur le site de l’Agence Régionale de Santé de Nouvelle-Aquitaine

Le problème des solutions anti-moustique conventionnelles

Il existe bien aujourd’hui des produits efficaces pour éliminer les moustiques. Mais ces produits sont des insecticides ou des biocides qui détruisent la biodiversité. 

Donc épandre des produits toxiques dans les zones humides (ou même dans les rues !) pour détruire les gites larvaires n’est pas une solution vraiment satisfaisante. Bien sûr, en cas d’épidémie (comme ce fut le cas avec le chikungunya à La Réunion en 2005) il peut être nécessaire d’agir ainsi sur une période donnée pour “traiter” le problème. 

Pour les produits répulsifs à appliquer sur soi ou les diffuseurs le problème est le même. Ils sont potentiellement à risque pour notre santé. Les diffuseurs contiennent un insecticide (à base de pyréthrinoïdes généralement) qui tue les moustiques mais aussi d’autres insectes alentours. Quand aux produits répulsifs, la substance la plus souvent utilisée est le DEET, qui est également connu pour ses effets allergènes et neurologiques*. C’est pourquoi ils sont déconseillés pour les femmes enceintes et les jeunes enfants. A-t-on vraiment envie de respirer toute la nuit un produit qui agit sur nos synapses et affectent certaines de nos enzymes ?  

Les lecteurs de cet article ont également lu :  Étude de cas : la rénovation d'une échoppe bordelaise

*source : Laboratoire de physiologie animale, Université de Neuchâtel

De plus, le moustique développe une résistance aux insecticides. C’est donc une solution à court terme qui à tendance à renforcer le mal que l’on combat sur le long terme !

« […] il est illusoire de penser qu’une molécule, qu’un insecticide, va nous permettre de régler le problème. Ce n’est pas possible. Le moustique s’adapte très rapidement […] » – Frédéric Simard, entomologiste de l’unité de recherche sur les maladies infectieuses à l’IRD

Alors que peut-on faire pour lutter autrement contre le moustique ? Quels sont les produits, les techniques, saines et naturelles qui permettent de l’éloigner ?

Les solutions naturelles contre les moustiques

Construire un nichoir à chauve-souris

En plus d’inspecter les éventuels points d’eau dans votre jardin, vous pouvez également installer un nichoir à chauve-souris.

La chauve-souris est en effet un prédateur naturel du moustique. Le moustique en a d’ailleurs beaucoup d’autres : certains petits oiseaux comme les mésanges, les moineaux, les hirondelles, les amphibiens (grenouilles, crapauds…), les poissons larvivores, les lézards, et d’autres insectes (araignées). Mais parmi tout ces prédateurs la chauve-souris est la plus gourmande. Saviez-vous qu’une chauve-souris peut manger jusqu’à 1000 moustiques chaque nuit ?!

J’ai donc récemment construit un nichoir à chauve-souris pour l’installer dans mon jardin. Si vous suivez La Case Robinson sur Instagram vous avez peut-être vu le tuto sur le sujet (si non, abonnez-vous pour ne pas râter les prochains 😉!).

Voici le matériel qu’il faut pour réaliser le modèle que j’ai fait :

  • 1 planche de 35*25 cm en 18 mm d’épaisseur pour la face avant
  • 1 planche de 50*25 cm en 18 mm d’épaisseur pour la face arrière
  • 1 planche de 9*29 cm pour le toit / casquette
  • des tasseaux de 20*20 mm pour séparer les 2 grandes planches

Pour le montage pas à pas je vous mets un lien complémentaire dans la rubrique Ressources en bas de cet article. 

Préparez 3 planches pour votre nichoir à chauve-souris

Préparez 3 planches pour votre nichoir à chauve-souris

Fabriquez les tasseaux et faites des rainures sur la grande planche

Fabriquez les tasseaux et faites des rainures sur la grande planche. Elles servent d'”échelle” aux chauve-souris pour grimper dans le nichoir.

Assemblez les planches et les tasseaux.

Assemblez les tasseaux et les planches ainsi (j’ai utilisé des vis de 80mm)

Ajoutez le toit sur le nichoir

Ajoutez le toit sur le nichoir. Il doit déborder sur le devant et sur les côtés. 

Nichoir à chauve-souris fait maison !

Et voilà un nichoir à chauve-souris fait maison !

Plus qu’un nichoir il s’agit en réalité d’un gîte ou hôtel à “chiroptères” (l’autre nom pour les chauve-souris).

Et maintenant, où faut-il l’installer ?

Les chauves-souris aiment la chaleur (et la tranquillité). Il est donc conseillé de l’installer en hauteur (au moins à 2 m du sol), à un emplacement protégé de la pluie (si possible) et sur un mur (ou un arbre) exposé au Sud-Est pour capter la chaleur du matin. Elles cherchent un abri à la fin de l’hiver lorsqu’elles sortent d’hibernation donc c’est la meilleure période pour le mettre en place (mois de Mars). 

Notons tout de même que la chauve-souris s’attaque aux moustiques nocturnes comme l’Anophèle mais pas au moustique tigre (Aedes) qui est plutôt actif en début et fin de journée. Pour ce dernier, il peut être intéressant d’utiliser une autre technique, comme les plantes aromatiques. 

Les plantes répulsives pour éloigner les moustiques

Les moustiques sont attirés par notre odeur et le C02 que nous dégageons en respirant.

Donc une des méthodes naturelles pour tenir les moustiques à distance est de s’entourer de plantes fortement aromatiques. Dans ce contexte, les moustiques ne “sentent” plus notre présence et s’éloignent. Voici donc une liste d’essences qui peuvent vous aider. Elles sont classées par ordre alphabétique, je vous conseille d’en tester plusieurs et de les associer pour maximiser les chances de réussite ! 

  • Absinthe (Artemisia absinthium) : elle est utilisé en médecine chinoise pour éloigner les insectes. De plus c’est une plante vivace (qui vit plusieurs années) et facile à cultiver en climat sec. 
  • Ail (Allium sativum) : son odeur souffrée caractéristique éloigne mouches, puces et moustiques !
  • Basilic (Ocimum basilicum) : séché ou en décoction, le basilic est un répulsif efficace !
  • Citronnelle : sans doute la plus connue des plantes anti-moustiques, vous la trouverez aussi sous le nom de verveine des Indes ou Lemongrass. Son parfum citronné masque les odeurs et fait fuir efficacement les moustiques. Attention tout de même à ses tiges qui peuvent être coupantes ! Les autres plantes citronnelle fonctionnent également : thym citronnelle, mélisse citronnelle, basilic citronnelle. 
  • Géranium rosat (Pelargonium graveolens) : très répandu sur l’île de La Réunion où il est utilisé comme anti-moustique naturel, le géranium a un parfum de rose et une action dissuasive contre les moustiques. 
  • Herbe à chat ou cataire (Nepeta cataria) : si vous avez un chat vous savez peut-être que cette plante leur plaît beaucoup. Ce qui n’est pas le cas des moustiques ! Plantez-là à distance de votre potager et de vos fleurs pour que votre chat ne les abîme pas !
  • Lavande (Lavandula angustifolia) : la lavande est une plante mellifère qui attire les pollinisateurs, mais elle repousse les moustiques. Vous pouvez également prendre quelques brins et les frotter dans vos mains et sur vos membres pour plus d’efficacité. 
  • Mélisse officinale (Melissa officinalis) et Menthe poivrée (Mentha) : ces 2 plantes poussent très facilement au jardin. Elles ont également l’avantage d’avoir un effet calmant / anesthésiant : frottez quelques feuilles sur les piqûres pour atténuer la sensation de démangeaison. 
  • Pyrèthre de Dalmatie (Tanacetum cinerariifolium) : cette plante qui ressemble à des marguerites est cultivée pour ses fleurs dont on extrait un insecticide très efficace. À utiliser cependant avec parcimonie dans votre jardin car elle fait fuir également les autres insectes pollinisateurs. 
  • Romarin (Rosmarinus officinalis) : comme la lavande, la menthe ou le basilic, le romarin est une plante aromatique connue pour son effet répulsif. Vous pouvez l’utiliser en encens contre les moustiques également. 
  • Souci officinal (Calendula officinalis): cette plante contient de la pyréthrine, un composé répulsif (naturel ici) utilisé dans les produits du commerce. Son odeur éloigne également les pucerons et autres insectes nuisibles du potager. C’est donc intéressant de la planter à côté de vos plants de fruits ou de légumes. 

Le souci, une plante anti-moustique !

Le souci, une plante répulsive pour lutter contre les moustiques

Voilà, choisissez celles qui vous plaisent le plus ! L’idée est donc de faire de ces plantes des “écrans” odorants qui masquent notre odeur humaine. Il faut donc qu’elles soient plantées proches de vous pour être efficaces. Vous pouvez aussi en faire un bouquet pour le mettre dans une poche ou sur un chapeau. Au fond du jardin elles n’auront pas cette utilité répulsive mais vous pourrez quand même profiter de leurs autres atouts !

Et les plantes carnivores ? Agissent-elles contre les moustiques ?

Effectivement ces plantes se nourrissent d’insectes (mouches, moucherons et moustiques). Il faut tout de même noter que leur appétit est limité et que ces plantes sont fragiles. Donc on les cultive plutôt en intérieur à l’abri des courants d’air pour ne pas perturber l’émission de leur parfum qui attire les insectes. Parmi les plantes carnivores il y a la drosera capensis, la dionaea muscipula ou « attrape-mouche de Vénus » ou encore l’utricularia. Cette dernière est une plante aquatique qui mange les larves. 

Les lecteurs de cet article ont également lu :  Autoconstruction d'une terrasse : bois exotique ou bois composite ?

L'attrape-mouche de Vénus

L’attrape-mouche de Vénus, qui capture de petits insectes (dont les moustiques)

Les huiles essentielles pour se protéger des piqûres de moustique

Les huiles essentielles obtenues à partir des plantes citées précédemment sont des solutions naturelles efficaces contre les moustiques. C’est notamment le cas du citronellol et du géraniol. Vous pouvez aussi en utiliser certaines pour apaiser les démangeaisons comme la menthe poivrée ou la lavande (1 à 2 gouttes sur la piqûre). Attention toutefois à l’utilisation de ces huiles essentielles. Comme toutes les huiles essentielles, elles ne doivent pas être appliquée sur des enfants de moins de 6 ans et des femmes enceintes. Renseignez-vous avant d’y recourir. 

Les pièges anti-moustique “écologiques”

En complément des solutions naturelles précédentes il peut être nécessaire d’agir plus activement pour réduire le nombre de moustiques. En zone urbaine notamment, nous ne pouvons contrôler toutes les zones d’eau stagnante aux alentours. Il suffit qu’un voisin oublie de vider un récipient rempli d’eau dans son jardin pour que les moustiques prolifèrent (les spécialistes disent même qu’un volume équivalent à celui d’un bouchon de bouteille d’eau suffit pour accueillir des larves).

Je me suis donc intéressé aux bornes anti-moustique que l’on peut installer dans son jardin. Le principe est le suivant : ces appareils attirent les moustiques (femelles) en émettant du dioxyde de carbone (CO2) et des leurres olfactifs (comme l’Octenol pour l’Anophèle ou le Lurex pour le moustique tigre). Une fois attirés près du piège, l’appareil les aspirent dans un filet. 

Plusieurs questions se posent néanmoins :

  • Est-ce vraiment “écologique” d’émettre du CO2 pour attirer les moustiques ? 

La réponse est non effectivement. Le CO2 est un gaz à effet de serre qui contribue au réchauffement climatique, donc moins on en émet mieux c’est. On peut en revanche supposer qu’une partie au moins du CO2 émis est ensuite capté par les végétaux environnants de votre jardin grâce à la photosynthèse. Ce CO2 ne finit alors pas dans l’atmosphère. Autre point, certaines de ces bornes utilisent ce qu’on appelle du CO2 “recyclé”. Il s’agit du CO2 émis lors du process de fabrication de l’hydrogène, qui au lieu d’être rejeté dans l’atmosphère est mis en bouteille (une filière complète existe en France). D’autres systèmes utilisent plutôt des bouteilles de gaz classique (butane). Le gaz est transformé en CO2 dans la machine qui est alors diffusé autour du piège. Ce principe semble donc moins intéressant écologiquement car le gaz est extrait à l’étranger puis importé. 

  • Autre question : les leurres attirent-ils d’autres insectes ?

Les brochures disent que ces leurres n’attirent que des moustiques et des moucherons. Pour avoir fait l’expérience de ce type de piège je confirme que les autres insectes ne sont pas capturés. Les coccinelles, les pollinisateurs ne sont pas attirés par le piège. 

  • Les pièges anti-moustique sont-ils vraiment efficace ?

Là encore ce n’est que mon avis. Je l’ai expérimenté plusieurs mois avec un retour mitigé. L’appareil capture en effet des moustiques chaque jour. Mais ce n’est pas suffisant pour les éliminer tous. Peut-être qu’en zone urbaine la multiplication potentielle des lieux de ponte aux alentours est trop grande pour une seule machine ? Car à l’inverse, j’ai des amis qui l’utilisent en zone péri-urbaine depuis des années à La Réunion avec des résultats très satisfaisants. Les fiches techniques indiquent quant à elles que l’effet est notable sur une zone de 60 m autour du piège. 

Je tiens tout de même à préciser que ces bornes anti-moustique représentent un investissement important. Il faut compter entre 600 et 1000 € à l’achat puis 70 € / mois d’Avril à Octobre (la période de fonctionnement du piège) pour le renouvellement du gaz et des leurres. 

Sur le même principe mais beaucoup moins cher, vous pouvez fabriquer vous-même un piège anti-moustique à partir d’une bouteille plastique. Pour cela, coupez la bouteille en 2, versez dans le fond 50 grammes de sucre, 20 cl d’eau tiède et quelques grammes de levure (ou de la bière brune). Mélangez le tout et posez par-dessus le haut de la bouteille à l’envers (l’encolure vers le bas). La préparation dégage du CO2 ce qui attirera les moustiques 🤗 et les piégera dans la bouteille. Vérifiez néanmoins régulièrement que des larves ne s’y trouvent pas, auquel cas renouvelez le mélange. 

Des méthodes complémentaires pour lutter durablement contre les moustiques

On a donc vu dans cet article les solutions naturelles à mettre en place contre les moustiques. Il en existe plusieurs, dont aucune prise indépendamment n’est véritablement 100% efficace. Pour combattre les moustiques il est préférable d’appliquer (et de tester) différentes approches pour augmenter ses chances de réussite. La première d’entre elles reste de chercher à éliminer les lieux de ponte. Car sinon, une fois que les femelles sont présentes au début de la saison, il devient difficile d’enrayer leur prolifération. 

J’espère que vous aurez appris des choses à appliquer dès maintenant dans votre maison. Dites-le moi dans les commentaires et partagez vos retours d’expérience pour que ce soit utile à tous !

Vous trouverez dans la rubrique Ressources ci-après des compléments sur ce sujet. 

Pour aller plus loin

Vous pouvez découvrir d’autres articles sur le blog en tapant un mot-clé dans la barre de recherche latérale. Ou bien voici une sélection en lien avec la saison estivale qui arrive :

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Ressources 

  • Sites d’information :
    • Ministère des Solidarités et de la Santé (carte de présence du moustique)
    • Établissement Interdépartemental pour la Démoustication Atlantique (mais il y en a un dans chaque grande région française) : ici
    • Le site de l’Agence Régionale de Santé de Nouvelle-Aquitaine
  • Le tuto détaillé pour la construction d’un nichoir à chauve-souris sur le site de l’association “Tous aux abris“.
  • Pièges à moustiques : Mosquito Magnet, Qista
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