Le Meilleur de juin

Que s’est-il passé pour moi en ce mois de juin ?

Chaque mois je partage dans cette rubrique “le Meilleur de…” les sujets, les ressources et les astuces que j’expérimente sur le moment

C’est aussi l’occasion de vous parler de l’actualité de La Case Robinson. Le but est de transmettre de nouvelles informations sur l’écoconstruction dans un format un peu différent des articles thématiques habituels. 

Dans “le Meilleur de…” plusieurs sujets divers sont abordés et traités de façon courte pour que chacun-e puisse y trouver quelque chose applicable immédiatement sur son projet.

C’est parti pour le Meilleur de juin !

La personne qui m’intéresse

  • Gaël Giraud

Gaël Giraud est un économiste français, directeur de recherche au CNRS, économiste en chef à l’Agence Française de Développement, enseignant à l’école des Ponts et Chaussées, qui travaille sur la prospective et l’anticipation du “monde d’après” dans le contexte du réchauffement climatique et de l’effondrement de la biodiversité. Il est aussi prêtre jésuite. 

Il réfléchit aux impacts potentiels de ces changements sur l’économie française d’une part et sur nos conditions de vie d’autre part.

Il tente d’alerter les pouvoirs publics (et les citoyens) sur les risques majeurs qui se profilent :

  • Sécheresses à répétition entraînant un grave problème pour l’agriculture française dès 2040 (on pourrait manquer de 40% de l’eau que nous avons aujourd’hui)
  • Flux migratoires massifs des réfugiés climatiques des régions du pourtour méditerranéen, de l’Asie du Sud-Est, de l’Amérique Centrale devenues invivables d’ici la fin du XXIème siècle
  • Multiplication des pandémies de type COVID-19 en lien avec la fonte du permafrost (dont l’anthrax et la grippe espagnole notamment)
  • Aggravation de la dette privée (entreprises et particuliers) avec un risque d’effondrement du système bancaire

Dans ce contexte alarmant il prône la relocalisation de l’industrie en France afin de retrouver un certain contrôle sur la chaîne d’approvisionnement.

Il précise aussi que cela doit se faire dans une transition écologique afin de stopper les émissions de gaz à effet de serre au plus vite. Les actions prioritaires à mettre en place sont les suivantes :

  • Rénovation thermique massive des bâtiments, notamment publics
  • Promotion de la mobilité verte (et l’arrêt de la production de véhicules à moteur thermique en France)
  • Réindustrialisation “verte” de l’économie française
  • Formation professionnelle pour permettre les actions précédentes
  • Séparation des activités de marchés des activités de dépôts-crédits dans les banques

Au-delà de la complexité réelle des sujets qu’il aborde, il parvient à expliquer relativement simplement ce qui se joue aujourd’hui et où est-ce qu’il faut agir. En ce sens je vous conseille les interviews qu’il a pu donner sur les chaînes Public Sénat ou Thinkerview notamment. 

Même si l’ampleur de ces sujets nous dépassent (et nous effraient), son propos montre que toutes et tous en tant que citoyens-nes avons notre rôle à jouer, par nos actions, nos choix de consommation, nos lectures et nos apprentissages. 

Comme j’aime à le dire : “pessimistes dans l’analyse mais optimistes dans l’action !”

La leçon de chantier

  • Écouter, apprendre, s’inspirer…

…avec le podcast La Case Robinson !

Je suis très heureux de vous présenter ce projet sur lequel je travaille depuis plusieurs mois. J’ai publié le premier épisode à la fin du mois de juin. 

Dans chaque épisode je pars à la rencontre de personnes inspirantes qui font de l’écoconstruction un sujet central de leur vie. 

À la croisée de l’architecture, du bien-être et de l’écologie, on parle donc de leurs projets, souvent ambitieux et toujours passionnants. 

Les lecteurs de cet article ont également lu :  Le Meilleur de septembre

L’objectif est de partager leurs histoires afin de vous inspirer pour avancer dans la réalisation de la maison de vos rêves.

Que ce soit à travers le lieu, les matériaux utilisés, les ambitions environnementales ou simplement par leurs recommandations de livres ou d’astuces, vous trouverez je l’espère de quoi vous nourrir et apprendre. 

Dans le premier épisode, je discute avec Olympe, qui a quitté sa vie parisienne pour devenir “farm-manager” dans un écolieu en Californie. Elle nous raconte ce qu’est la vie en communauté et pourquoi elle a voulu se reconnecter à la nature. Elle partage aussi sa vision du mode de vie idéal et ce à quoi ressemble la maison de ses rêves.  

J’ai pris beaucoup de plaisir à enregistrer ce podcast, j’espère que vous en aurez autant en l’écoutant !

L’outil que j’utilise

  • La scie plongeante avec rail de guidage

Ce mois-ci j’ai travaillé sur les projets en cours et j’ai aussi refait la terrasse de mon jardin 🤗. Les plots qui supportent les lambourdes avaient un peu bougé (sans doute à cause d’un gonflement / tassement de la terre) donc j’ai décidé de la reprendre. C’est une terrasse en bois composite (pour découvrir les raisons de ce choix vous pouvez lire cet article). 

Pour m’aider dans cette entreprise j’ai demandé à un ami de venir avec sa scie plongeante. Pour l’alignement des lames et l’ajustement des plinthes d’habillage, j’avais utilisé moi-même une scie sauteuse la première fois. Autant dire que j’ai bien noté la différence. 

La scie plongeante est vraiment l’outil idéal pour faire des découpes très propres dans les lambourdes et les lames de terrasse. En plus, elle vient avec un rail de guidage autobloquant qui se pose sur le support à couper (les lames par exemples) et permet de faire des lignes de coupe parfaitement droites

À noter qu’elle permet aussi de faire des coupes biseautées car la scie pivote selon un axe horizontal. C’est particulièrement utile pour les finitions (quand 2 plinthes forment un angle droit). 

Si cela vous intéresse, voici le modèle que j’ai utilisé (il en existe plein d’autres) : scie plongeante avec rail de guidage.

Le livre du mois

Cela faisait un moment que j’avais envie de lire ce livre de Pierre Rabhi. Et j’ai beaucoup aimé.

Pierre Rabhi est d’abord un agriculteur qui pratique et promeut l’agroécologie depuis les années 60. Cela consiste à produire de la nourriture en respectant le cycle naturel de la terre et la préservation des ressources (sans engrais ni produits chimiques). 

Il est aussi engagé politiquement auprès des écologistes et est le fondateur du mouvement Colibris et de l’association Terre et Humanisme.  

Dans Vers la sobriété heureuse, Pierre Rabhi raconte d’abord comment, enfant, il a vu progressivement l’industrialisation de l’agriculture prendre le pas sur les cultures et les savoirs séculaires de son village en Algérie. Il a ressenti cette déconnexion qui se créait entre l’homme et la terre. Et l’asservissement qui en découlait. 

Face au défi de l’urgence écologique et au constat que la surabondance actuelle n’amène pas le bonheur, il critique le progrès matérialiste que nous connaissons aujourd’hui. En se déconnectant de la vie et de la compréhension des mécanismes du vivant, la société moderne “a subordonné le destin collectif, la beauté et la noblesse de la planète Terre à la vulgarité de la finance. Désormais, tout ce qui n’a pas un prix n’a pas de valeur.“. La dimension spirituelle et les savoirs fondamentaux à l’origine de la vie semblent avoir été oubliés. La vie est frénétique, le manque de temps est permanent, où l’Homme est dévolue à la productivité et à la compétition.    

Il signale que cette modernité engendre le monde le plus vulnérable qui n’ait jamais existé. Notre dépendance aux énergies conventionnelles est colossale et la moindre panne tétaniserait l’ensemble de la population. De même, le “retournement des outils” est de plus en plus présent. L’usager est asservi par l’outil qu’il est incapable de réparer.

Les lecteurs de cet article ont également lu :  Le Meilleur d'octobre

Pour y remédier il prône donc la sobriété. Celle-ci peut avoir des formes multiples. L’idée principale est de se libérer de la surconsommation pour préserver la planète et répartir plus équitablement les richesses. À chacun-e de trouver les contours de “cet art de vivre fondé sur l’autolimitation individuelle et collective“. 

C’est aussi une question d’humanisme élémentaire et de respect envers toutes les formes de vie qui nous entourent et qui contribuent chaque jour à notre survie. “Nous avons une créance de survie millénaire à l’égard des animaux, compagnons de notre destin. […] Quelle ingratitude de les faire disparaître ou de leur infliger des souffrances quotidiennes aujourd’hui !

Il place enfin l’éducation au coeur de ce mouvement. Car il ne suffit pas de se demander “Quelle planète laisserons-nous à nos enfants ?” Il faut aussi se poser la question “Quels enfants laisserons-nous à notre planète ?*” 

Sans rejeter la modernité dans son ensemble, il insiste au contraire pour en prendre les aspects positifs et réhabiliter le patrimoine passé de l’humanité (au lieu d’avoir un regard condescendant sur l’histoire). 

Pour finir, je cite encore 2 passages du livre :

Le temps est venu de savoir où nous voulons aller et quelle vie nous voulons vivre pour que notre passage sur Terre ait un sens ; car il faut bien reconnaître que pour l’instant, au vu de ce que notre présence au monde a provoqué sur la sphère vivante, cette présence évoquerait plutôt un regrettable accident.” 

“Pour que les arbres et les plantes s’épanouissent, pour que les animaux qui s’en nourrissent prospèrent, pour que les hommes vivent, il faut que la terre soit honorée.”

Vers la sobriété heureuse – Pierre Rabhi

*Quels enfants laisserons-nous à la planète est également un documentaire passionnant sur l’école du Colibri installée au sein des Amanins, centre agroécologique fondé avec la participation de Pierre Rabhi.  

La citation qui m’inspire

Un jour, dit la légende, il y eut un immense incendie de forêt. Tous les animaux terrifiés, atterrés, observaient impuissants le désastre. Seul le petit colibri s’activait, allant chercher quelques gouttes avec son bec pour les jeter sur le feu. Après un moment, le tatou, agacé par cette agitation dérisoire, lui dit : “Colibri ! Tu n’es pas fou ? Ce n’est pas avec ces gouttes d’eau que tu vas éteindre le feu ! “

Et le colibri lui répondit : “Je le sais, mais je fais ma part.”

Légende amérindienne 

Et vous en juin ?

Qu’avez-vous expérimenté ce mois-ci ?

Partagez votre expérience dans les commentaires ci-dessous ! 🙂

Pour aller plus loin

Vous pouvez découvrir les autres articles de cette série en tapant “Le Meilleur de” dans la barre de recherche sur le site.

Si vous n’êtes pas encore abonné-e à La Case Robinson et que vous avez le goût de recevoir des conseils et astuces pour réaliser la maison de vos rêves, vous pouvez le faire simplement en indiquant votre email dans un des formulaires du site. 

Je vous enverrai le Guide pour avoir une maison plus écologique et plus saine et les découvertes que j’expérimente au quotidien.

Et si vous êtes sur Instagram, La Case Robinson y est aussi 🤗: @lacaserobinson.

Enfin, si vous avez un projet de travaux et que vous vous posez des questions comme : Comment avancer ? Quels matériaux choisir ? Comment faire autrement et plus écologique ? Comment mieux aménager l’espace pour le rendre fonctionnel et confortable ? Comment analyser les devis et discuter avec les entreprises ? C’est mon métier de vous accompagner. Envoyez-moi un message pour en discuter et voir comment je peux vous aider dans cette aventure !

D’ici là, prenez soin de vous 🙏.

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