FAQ

Éco-construction, Matériaux écologiques et sains, Choix des entreprises, Budget travaux, Suivi du chantier... 

Découvrez ici les réponses aux questions les plus fréquemment posées sur le blog :

Où trouver les matériaux écologiques pour ses travaux ?

Vous êtes nombreux-ses à vous poser cette question. Et c’est bien légitime car on ne peut pas dire que les grandes enseignes de bricolage et de matériaux soient très bien fournis en matériaux naturels et écologiques… En tout cas pour le moment. 

Si vous habitez près d’une grande agglomération il y a quand même des chances pour qu’il y ait au moins un magasin spécialisé. Le réseau “Nature & Développement” est ainsi le 1er réseau de distribution de matériaux écologiques en France. Vous pouvez aussi consulter les sites de ventes en ligne, qui livrent partout en France, comme Kenzaï ou Sainbiose par exemple. 

Par exemple à Bordeaux je conseille le magasin Bati écolo à Mérignac (Laurent saura vous renseigner, vous pouvez venir de ma part 😉). 

Ensuite il y a aussi les plateformes de réemploi et les salons spécialisés pour trouver le matériau idéal. Pour connaître toutes les ressources je vous invite à lire l’article du blog à ce sujet :

Les matériaux écologiques sont chers, alors comment faire pour ne pas dépasser son budget ?

Là aussi c’est une remarque que j’entends souvent : les matériaux écologiques sont plus chers que les matériaux “standards”. 

C’est en partie vrai, mais il faut voir de quoi on parle. Je vais vous donner un exemple juste après. 

Mais d’abord, voilà la question que je me pose à ce sujet : “à qui est-ce que je décide de donner mon argent ?“.

Est-ce que je choisis de le donner à un industriel qui prélève des ressources non renouvelables pour faire des matériaux difficilement recyclables et souvent pas très sains ?

Ex. : pour fabriquer un isolant en laine de verre, il faut utiliser du sable (qui n’est pas une ressource renouvelable, rarement locale et qui est même devenue la 2ème ressource la plus utilisée au monde après l’eau…). Il faut aussi beaucoup d’énergie (pour chauffer la matière première et assurer le transport). 

Ou est-ce que je choisis de donner mon argent à un industriel qui valorise une ressource renouvelable, en tissant des partenariats avec des acteurs locaux (agriculteurs, centres de recyclage, etc…) ?

Ex. : pour fabriquer un isolant en laine de chanvre, il faut… du chanvre, plante qui pousse facilement un peu partout en France, sans besoin d’engrais ni d’irrigation. 

Alors certes, un isolant en laine de chanvre coûte généralement 1 à 3 € de plus par m² qu’un isolant en laine de verre. Mais prenons le cas d’une maison de 100 m². On peut supposer qu’il y a au maximum 250 m² de murs et toitures à isoler. Donc le “surcoût” lié à l’achat d’un isolant écologique et sain s’élève à au plus 750 €. À l’échelle du budget global des travaux est-ce vraiment significatif ? Quand on sait que le coût pour des travaux (construction ou grosse rénovation) est d’au moins 1500 €/ m², il suffirait de construire une maison de 99,5 m² au lieu de 100 m² pour rester dans le même budget mais avec un isolant écologique. Ce n’est qu’un exemple mais je trouve qu’il est assez parlant. 

Je reviens maintenant sur ce que je disais au début du paragraphe : “c’est vrai que les matériaux écologiques sont plus chers, à condition de voir de quoi on parle”.

Pour illustrer cela je voudrais prendre l’exemple des plaques de plâtre. Celles-ci sont très couramment utilisées pour les cloisons et les doublages intérieurs. Le problème c’est que les plaques de plâtres ne sont pas très solides et difficiles à recycler. Donc en soi ce n’est pas un produit très durable. L’alternative “écologique” est le Fermacell, matériau composé uniquement de gypse et de cellulose. Il est certes plus cher à l’achat : 7 € HT / m² contre 3 à 4 € HT / m² pour le “placo BA13” standard. 

La différence de prix est donc importante. Mais la qualité et l’intérêt du produit aussi ! Le Fermacell est beaucoup plus robuste, il possède une meilleure isolation phonique et une meilleure inertie (pour le confort thermique). Il est en outre résistant à l’humidité et peut donc être utilisé dans une salle de bain par exemple (ce qui n’est pas le cas avec le “placo” de base). Il est aussi classé M0 donc avec une très bonne tenue au feu (sans émissions de substances nocives). 

Ce constat est récurrent avec les matériaux écologiques. Ils sont souvent plus chers que leurs concurrents, mais ils offrent aussi de bien meilleurs services sur le long terme.  Tout en participant à la construction d’un monde résilient, vertueux et sain. 

Pour finir, on peut également se tourner vers les plateformes de réemploi qui proposent des matériaux de récupération à des prix très compétitifs. Une autre solution est de proposer son projet dans le cadre d’un chantier participatif où des volontaires viennent vous donner un coup de main. Pour cela le réseau Twiza met en relation les acteurs concernés. 

Existe-t-il des peintures écologiques ?

La peinture est un sujet majeur quand on cherche à vivre dans un habitat écologique et sain

La plupart des peintures sur le marché sont obtenues à partir de dérivés du pétrole. Mais il existe tout de même des peintures produites avec des matières premières plus respectueuses de l’environnement. On peut citer ainsi :

  • les peintures minérales (à base de pigments naturels) : la marque Keim par exemple. 
  • les peintures à base d’algues (au lieu des produits pétrochimiques) : la marque Algo. 
  • les peintures à base d’huile végétale : la marque Galtane. 
  • ou même des peintures recyclées : la marque Circouleur.

Nota : je n’ai pas d’intérêt particulier dans ces entreprises mais je trouve cela utile de citer des marques pour que vous puissiez faire vos recherches. D’autres fabricants existent également. 

Pour en savoir plus sur ce sujet, voici l’article que j’ai publié sur le blog : 

Quelle isolation écologique choisir ?

Il existe des isolants écologiques pour tous les usages (murs, combles, toitures, planchers). Tous ont des qualités environnementales indéniables. J’insiste aussi sur le fait qu’ils sont certifiés, performants et disponibles un peu partout en France.

Voici une liste indicative :

  • Fibre de bois : performance quasi-équivalente à celle de la laine de verre, avec un bilan carbone bien meilleur !
  • Laine de chanvre, lin, coton : très intéressante pour l’isolation des murs par l’intérieur.
  • Ouate de cellulose : soufflée, elle est idéale pour isoler des combles. Elle n’est pas chère et est très efficace pour lutter contre les surchauffes en été. 
  • Panneau de liège expansé : bien adapté aux pièces humides, caves, garages, car le liège est imputrescible. Il est en revanche plus cher que ses concurrents “non écologiques”. 
  • Fibre de textiles recyclés : c’est un isolant que j’affectionne particulièrement pour sa capacité d’isolation phonique. Il peut donc être adapté pour isoler un mur mitoyen d’un appartement ou dans une cloison entre 2 pièces. 

En complément, voici également l’article sur ce sujet sur le blog :

Où trouver des informations pertinentes pour ses travaux ?

Cela vous permettra d’approfondir vos investigations si vous n'avez pas trouvé vos réponses dans les articles de ce blog  😅 !

Donc, quelles sources je recommande pour bien s’informer ?

Il y a bien sûr beaucoup de contenu disponible sur internet, gratuitement, à commencer par ce blog bien sûr 😉. Si vous n’avez pas parcouru tous les articles, vous pouvez utiliser la case “Rechercher un sujet” dans la barre latérale de droite de cette page pour voir s’il existe un article qui parle de votre sujet sur le blog. Si ce n’est pas le cas, n’hésitez pas à m'écrire un message en cliquant sur le bouton en bas de cette page. Les sujets les plus récurrents feront l’objet d’un prochain article !

 Par ailleurs, je recommande les sources suivantes :

  • Le magazine “La Maison Écologique” : toujours très intéressant, avec des exemples de réalisations et des sujets traités en profondeur. 
  • Les ouvrages des éditions Terre Vivante : notamment “La conception bioclimatique“, “La rénovation écologique“.

Ces références et d’autres sont listées dans la rubrique “Bibliothèque” du blog. 

Combien coûte un projet de rénovation ?

Cette question revient évidemment tout le temps. Car c’est souvent par là que l’on commence à réfléchir à son projet. 

Quel est le budget à prévoir pour des travaux de rénovation ?

La réponse à cette question conditionne beaucoup de choses par la suite : faisabilité, ampleur des travaux, choix des matériaux, accompagnement externe ou auto-rénovation, etc…

Avant d’entrer plus dans le détail je dois d’abord indiquer ce dont vous vous doutez : tous les projets sont différents, donc les budgets aussi. Il y a beaucoup de paramètres qui entrent en jeu dans le prix final d’un projet. La plupart de ces paramètres dépendent directement de vous et de votre projet : matériaux voulus, surface à rénover, implication personnelle dans les travaux ou non… Mais il y en a d’autres qui ne sont pas liés directement à votre projet, comme par exemple l’endroit où vous habitez. Les prix varient ainsi en fonction des régions. C’est souvent plus cher en Île-de-France et dans les grandes agglomérations par exemple car les artisans comptent plus de temps de trajet pour aller sur le site. Les accès et les conditions d’intervention sont généralement également plus difficiles.   

Mais pour vous donner une idée, voici ce que j’observe sur la région de Bordeaux (on peut supposer que les prix sont les mêmes dans les autres grandes villes françaises). Je présente ici des prix en € HT / m² de surface de plancher rénovée :

  • 500 € HT / m² : la rénovation est partielle et vous vous investissez beaucoup dans les travaux, par exemple pour tous les lots de second oeuvre (revêtements sols, peintures…).
  • 1000 € HT / m² : la rénovation est globale (on touche à toutes les pièces) et les travaux peuvent être réalisés par une entreprise. Il n’y a pas de travaux exceptionnels ni d’extravagance dans le choix des matériaux mais vous pouvez espérer un projet complet et très satisfaisant. La décoration et l’électroménager ne sont généralement pas inclus. 
  • 1500 € HT / m² et plus : nécessaire si en plus de la rénovation globale des travaux lourds sont prévus, comme une extension, une surélévation, le remplacement de la toiture. Ou si vous optez pour des prestations haut de gamme pour l’aménagement intérieur : cuisine sur mesure, mobilier sur mesure, matériaux coûteux…
Ce qui peut induire en erreur quand on cherche à estimer son budget c’est la différence entre le prix du matériau dans les magasins et le prix final de ce matériau posé chez vous. Par exemple, un parquet contre-collé à 45 € / m² au magasin finit généralement à plus de 100 € / m² une fois posé chez vous. Car au prix de la fourniture il faut ajouter les consommables (colles, sous-couches, étanchéité) et la main d’oeuvre. Autre exemple, un WC suspendu complet avec bâti-support coûte environ 300 € à l’achat. Mais il peut être facturé 900 € par le plombier (pour la pose et les raccordements, sans compter l’arrivé d’eau et l’évacuation), auquel il faut ajouter encore 100 à 150 € pour l’habillage du bâti-support par le plaquiste et encore quelques dizaines d’euros pour la peinture. 

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Faut-il faire appel à un architecte ou à un entrepreneur ?

Si votre projet porte sur une surface de plancher supérieure à 150 m², il est obligatoire de faire appel à un architecte pour le dépôt de la demande de permis de construire. C’est également le cas si vous faîtes une extension et que la surface totale après travaux dépasse les 150 m².

Dans les autres cas, vous faites ce que vous voulez

Donc je dirais que le choix entre un architecte ou un entrepreneur (qui peut être maître d’oeuvre ou assistant à maîtrise d’ouvrage) dépend de vous, de votre projet et de vos attentes. Entre ces deux professions il n’y a pas de vérité absolue mais on peut quand même dresser quelques spécificités liées à leurs formations respectives : 

  • L’architecte : sa valeur ajouté selon moi réside principalement dans la réalisation des plans, dans l’esthétique général et le choix des matériaux. Il a habituellement un réseau d’entreprises avec lesquelles il travaille régulièrement (tout comme l’entrepreneur). Il est en revanche moins à l’aise il me semble pour chiffrer précisément le coût du projet, notamment s’il y a des spécificités techniques. Il peut donc parfois y avoir des plus-values non prévues au moment de la consultation des entreprises. 
  • L’entrepreneur : à l’inverse, la compétence première de l’entrepreneur est sa connaissance technique des principes de construction et son expérience dans le suivi de chantier. Il-elle a souvent une formation d’ingénieur ou a suivi un cursus technique d’un métier du bâtiment (charpentier, économiste…). Il ne sera donc pas nécessairement force de proposition pour le “design” intérieur mais saura évaluer avec précision le prix du projet. 

Ce sont donc je pense des profils finalement assez complémentaires. Dans l’idéal il pourrait être judicieux de faire appel à un architecte pour la définition du projet et les plans (jusqu’au dossier PC par exemple) et de confier ensuite le travail à un entrepreneur. En prévoyant que ce dernier puisse dialoguer en amont avec l’architecte pour bien valider les principes définis dans le dossier du permis de construire. 

Comment convaincre autour de soi de l’intérêt de l’éco-construction ?

On peut d’abord rappeler les bénéfices de l’éco-construction pour apporter de la valeur à notre propos :

  • Préserve les ressources naturelles et plus largement les conditions de vie sur Terre.
  • Protège notre santé des produits chimiques et des polluants habituellement présents dans les matériaux conventionnels.
  • Permet de réaliser des économies sur le long terme.
  • Instaure un autre modèle économique, basé sur les externalités positives, l’économie circulaire, les emplois locaux.
  • Éveille à la beauté de la nature et à la magie du vivant.
  • Participe à plus de confort, de bien-être et de sérénité.

Ces arguments sont bien réels et vous pouvez les étayer avec les éléments contenus dans les articles de ce blog. 

Cela permet aussi éventuellement de se rassurer soi-même lorsque l’on a des doutes qui reviennent ou que l’on fait face à beaucoup d’adversité. 

Enfin, j’ai aussi constaté que la meilleure façon de convaincre est tout simplement de faire. En faisant, on montre d’abord que ce que l’on dit est possible, on devient plus crédible, plus aligné avec ses valeurs (et cela se ressent) et on peut inspirer plus facilement la personne. Cependant, ne vous acharnez pas, car il sera de toute façon quasi impossible de convaincre une personne qui pense le contraire et qui n’a pas envie de changer d’avis. 

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