Faire des économies d’énergie – Pascal Lenormand

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Je reçois Pascal Lenormand pour parler d’économies d’énergie, de confort et de la méthode de design énergétique qu’il a développée.

Pascal passe une bonne partie de son temps à diagnostiquer les bâtiments et leurs usages pour identifier les sources de gaspillage d’énergie. 

Et autant vous dire qu’elles sont très nombreuses, y compris dans les constructions modernes. Car même avec une conception pertinente et une réalisation soignée, si l’usage au quotidien est inadapté ou tout simplement incompris, la performance initialement espérée n’est plus qu’une lointaine ambition.  

Dans cet épisode, Pascal partage ses retours d’expérience et ses conseils pour, je cite, “nous libérer de notre addiction à l’énergie”. 

D’ailleurs il n’hésite pas à avancer un chiffre assez révélateur, selon lui, 50% de la consommation d’énergie en France ne sert à aucun usage réel. 

Face à la pénurie d’énergie et au changement climatique que nous connaissons, il est donc grand temps de comprendre comment fonctionnent nos bâtiments et quels sont nos besoins réels pour sortir de ce gaspillage systémique, tout en garantissant enfin un bon confort en été comme en hiver. 

Merci à Pascal pour cet éclairage pointu et nécessaire. Je vous souhaite un très bon épisode.

Notes de l’épisode

Pour contacter Pascal : 

Les ressources mentionnées dans l’épisode :

  • Livres : Le design énergétique des bâtiments, Bâtir une vraie performance énergétique, Eyrolles, Chauffer la messe ou chauffer les fesses ?
  • Architecture et volupté thermique – Lisa Heschong
  • Human thermal environnement – Ken Parsons
  • Association Negawatt

Le mantra partagé par mon invité-e : 

“L’état normal d’un appareil c’est d’être éteint”

“Ce sont les rêves qui changent la vie, c’est pas l’inverse”

Crédits photos : © Incub – © La Case Robinson

Pascal Lenormand
Pascal Lenormand
Audit Pascal Lenormand

Économies d’énergie : et si le principal gisement se trouvait dans nos usages ?

Faire des économies d’énergie est souvent associé à des travaux : isoler les murs, remplacer les fenêtres, installer une pompe à chaleur ou ajouter des panneaux solaires. Pourtant, avant même de chercher à améliorer techniquement un bâtiment, une autre question mérite d’être posée : à quoi sert réellement l’énergie que nous consommons ?

C’est précisément le regard que propose Pascal Lenormand, ingénieur spécialisé dans la thermique du bâtiment et fondateur du bureau d’études Incube. Depuis de nombreuses années, il observe les bâtiments, leurs équipements et surtout la manière dont ils sont utilisés.

Son constat est radical : une part considérable de l’énergie consommée pourrait être évitée sans dégrader notre qualité de vie. Selon son estimation issue de son expérience de terrain, jusqu’à la moitié de l’énergie consommée en France pourrait ne rendre aucun service réellement utile.

Derrière cette affirmation volontairement provocatrice se trouve une idée simple : avant de produire davantage d’énergie ou de rendre nos équipements plus performants, nous devrions apprendre à mieux comprendre nos besoins.

Et cela pourrait profondément modifier notre manière d’aborder les économies d’énergie.

Comprendre l’énergie avant de chercher à en consommer moins

Pascal Lenormand propose une définition particulièrement intéressante de l’énergie :

L’énergie est ce qui nous permet de réduire l’écart entre ce que nous avons et ce que nous voudrions.

Dans un logement en hiver, par exemple, la température intérieure peut être de 15 °C alors que ses occupants souhaitent une ambiance plus chaude. Le chauffage utilise de l’énergie pour réduire cet écart.

Même logique pour l’eau chaude : l’eau arrive froide dans le logement, mais une personne souhaite prendre une douche chaude. Il faut donc apporter de l’énergie pour obtenir le service recherché.

Cette manière de poser le problème change profondément la réflexion.

La question n’est plus uniquement :

Comment consommer moins d’énergie ?

Mais plutôt :

Quel service cherchons-nous réellement à obtenir, et quelle est la manière la plus pertinente de le produire ?

C’est l’un des principes fondamentaux du design énergétique, la méthode développée par Pascal Lenormand et son équipe.

Faire des économies d’énergie sans forcément faire des travaux

Lorsqu’il intervient dans des bâtiments, Pascal Lenormand commence rarement par chercher les équipements les plus performants.

Il observe d’abord les usages.

Son principe pourrait presque tenir dans une phrase :

« L’état normal d’un appareil est d’être éteint. »

Cela paraît évident. Pourtant, dans la pratique, quantité d’équipements continuent de fonctionner alors qu’aucun service n’est nécessaire.

Parmi les exemples les plus courants :

  • les box Internet qui restent allumées dans un logement vide ;
  • les ventilations qui fonctionnent dans des locaux inoccupés ;
  • les éclairages qui restent actifs inutilement ;
  • les systèmes de chauffage maintenant une température dans des bâtiments vides ;
  • les productions d’eau chaude constamment disponibles alors que personne ne les utilise ;
  • les équipements techniques fonctionnant en permanence simplement parce qu’ils ont été programmés ainsi.

Dans les écoles, bureaux, commerces ou bâtiments tertiaires, la question prend une importance considérable.

Un bâtiment peut être inoccupé une grande partie de la journée, de la nuit, des week-ends ou des vacances. Pourtant, certains systèmes continuent à consommer de l’énergie comme s’il était occupé.

Pour Pascal Lenormand, il existe donc un gisement gigantesque d’économies d’énergie dans les périodes de non-usage.

Éteindre plutôt que simplement réduire

Cette logique s’applique notamment au chauffage.

Une idée répandue consiste à penser qu’il vaut mieux maintenir une température réduite pendant une absence plutôt que couper totalement le chauffage, car la remise en température du logement consommerait davantage.

Pascal Lenormand invite au contraire à expérimenter.

Lorsque le bâtiment n’a plus besoin du service de chauffage, pourquoi continuer à chauffer ?

Il explique avoir observé, dans certaines situations, des réductions de consommation importantes lorsque les occupants passent d’un chauffage simplement abaissé à un chauffage complètement coupé pendant leurs absences.

Le véritable sujet devient alors celui de la relance :

  • combien de temps faut-il pour retrouver la température souhaitée ?
  • quelle température souhaite-t-on réellement en rentrant ?
  • est-il indispensable que le logement soit immédiatement à 20 °C ?
  • peut-on accepter une période transitoire ?

Ce sont précisément ces arbitrages qui permettent de construire une stratégie d’économies d’énergie adaptée à chaque situation.

La sobriété énergétique ne devrait pas être vécue comme une privation

Le mot « sobriété » est aujourd’hui omniprésent dans les discussions sur l’énergie.

Mais il est parfois associé à une idée de restriction : chauffer moins, se doucher moins longtemps, limiter ses déplacements ou renoncer à certains équipements.

Pascal Lenormand propose une vision différente.

Pour lui :

la sobriété est la conséquence d’une compétence accrue dans la fourniture des services énergétiques.

Autrement dit, la réduction de consommation ne devrait pas forcément constituer le point de départ.

Elle peut devenir la conséquence naturelle d’une meilleure compréhension du problème.

Si un même service peut être obtenu avec moins d’eau, moins d’électricité ou moins de chaleur, la sobriété apparaît presque mécaniquement.

Cette approche remet la compétence au centre du sujet.

Plus les habitants comprennent le fonctionnement de leur logement et de leurs équipements, plus ils disposent de possibilités pour adapter leurs usages.

L’eau chaude : un énorme potentiel d’économies d’énergie

Parmi les postes observés par Pascal Lenormand, la production d’eau chaude sanitaire constitue un exemple particulièrement parlant.

Dans de nombreux logements, les systèmes sont dimensionnés pour répondre à des besoins théoriques très élevés.

Le ballon d’eau chaude de 200 litres est ainsi devenu extrêmement courant.

Mais cette capacité correspond-elle réellement aux besoins des habitants ?

Pas forcément.

Partir de la douche plutôt que du chauffe-eau

Le design énergétique consiste justement à faire le chemin inverse.

Au lieu de commencer par choisir un chauffe-eau, il faut commencer par définir le service.

Pour une douche, plusieurs questions peuvent être posées :

  • quelle sensation recherche-t-on ?
  • quel débit est réellement nécessaire ?
  • combien de temps dure généralement la douche ?
  • combien de personnes utilisent l’installation ?
  • à quels moments de la journée ?
  • quelle quantité d’eau chaude doit réellement être disponible ?

Selon Pascal Lenormand, une douche permettant simplement de se laver correctement peut fonctionner avec environ 3 à 4 litres d’eau par minute, alors que de nombreuses installations utilisent plutôt 8 à 12 litres par minute.

La différence est considérable.

Réduire le débit permet non seulement d’économiser de l’eau, mais également toute l’énergie nécessaire pour la chauffer.

Faut-il vraiment un ballon de 200 litres ?

En poussant cette logique jusqu’au bout, Pascal Lenormand estime qu’une famille de quatre personnes utilisant des douches économes peut, dans certaines configurations, fonctionner avec un stockage d’eau chaude d’environ 30 litres.

Ce chiffre est volontairement très éloigné des standards habituels et dépend évidemment des usages.

Mais l’exemple illustre parfaitement son raisonnement.

Un système surdimensionné entraîne :

  • davantage de matériaux ;
  • davantage d’eau chauffée ;
  • davantage de stockage ;
  • davantage de pertes thermiques ;
  • et finalement davantage de consommation énergétique.

Avant de chercher le chauffe-eau le plus performant, il peut donc être beaucoup plus pertinent de questionner la quantité d’eau chaude réellement nécessaire.

Économies d’énergie et confort : faut-il vraiment viser 20 °C partout ?

L’autre concept que Pascal Lenormand aime interroger est celui du confort.

Dans le bâtiment, le confort thermique est souvent associé à une température relativement stable et standardisée.

Mais cette approche ne correspond pas nécessairement à toutes les situations.

Pascal Lenormand préfère parfois parler de « volupté thermique », une notion inspirée notamment des travaux de Lisa Heschong.

L’idée est de redonner de la place aux variations et aux contrastes.

Une personne peut apprécier :

  • une chambre fraîche pour dormir ;
  • un rayon de soleil réchauffant ponctuellement une pièce ;
  • la proximité d’un poêle ;
  • une salle de bains plus chaude au moment de la douche ;
  • une température intérieure légèrement variable au fil de la journée.

Le confort n’est donc pas forcément synonyme d’une température identique partout et en permanence.

Cette réflexion peut également contribuer aux économies d’énergie.

Plutôt que de chauffer uniformément tout le logement, il devient possible de chercher le service thermique réellement nécessaire au bon endroit et au bon moment.

Surchauffe estivale : commencer par empêcher la chaleur d’entrer

Les économies d’énergie ne concernent plus seulement le chauffage hivernal.

Avec la multiplication des épisodes de fortes chaleurs, le confort d’été devient un enjeu majeur.

La première stratégie défendue par Pascal Lenormand est particulièrement simple :

bloquer les apports solaires avant qu’ils traversent les vitrages.

Une grande baie vitrée exposée au soleil peut faire entrer une quantité importante d’énergie dans le logement. Une fois cette énergie transformée en chaleur à l’intérieur, il devient beaucoup plus difficile de l’évacuer.

La protection doit donc idéalement être placée à l’extérieur.

Parmi les solutions d’urgence qu’il a beaucoup présentées figurent :

  • le blanc de Meudon appliqué sur le vitrage ;
  • une couverture de survie positionnée à l’extérieur ;
  • une protection textile fixée grâce à une tringle ;
  • ou simplement un matériau opaque permettant de bloquer le rayonnement solaire.

Le principe physique compte davantage que la technologie employée.

Il ne s’agit pas forcément d’utiliser un matériau sophistiqué : même une protection très simple peut être efficace si elle empêche une grande partie du rayonnement solaire d’atteindre le vitrage.

Attention : tous les volets ne sont pas forcément efficaces

Pascal Lenormand attire toutefois l’attention sur un phénomène moins intuitif.

Un volet roulant fortement exposé au soleil peut devenir lui-même très chaud. Si la chaleur accumulée reste piégée entre le volet et le vitrage, une partie de cette énergie peut finalement être transmise vers l’intérieur.

Dans certaines configurations, l’espace situé derrière le volet peut atteindre des températures très élevées.

Une protection solaire efficace doit donc tenir compte :

  • de la capacité du matériau à réfléchir ou absorber le rayonnement ;
  • de sa couleur et de son état de surface ;
  • de la ventilation entre la protection et le vitrage ;
  • de la possibilité d’évacuer la chaleur accumulée.

Là encore, appliquer une solution standard sans comprendre le phénomène peut conduire à une efficacité très différente de celle espérée.

Low-tech ou high-tech pour réduire les consommations ?

À cette question, Pascal Lenormand répond sans hésiter : low-tech.

La raison tient principalement à la robustesse.

Plus un système devient complexe, plus il comporte d’éléments susceptibles de tomber en panne.

Capteurs, automatismes, moteurs, systèmes électroniques ou logiciels peuvent améliorer le fonctionnement d’un bâtiment, mais ils peuvent également créer une dépendance supplémentaire.

Pour Pascal Lenormand, un habitat performant devrait pouvoir continuer à fonctionner correctement même lorsque certains équipements sont absents ou indisponibles.

Cela ne signifie pas qu’il faut bannir toute technologie.

Il s’agit plutôt de privilégier des solutions :

  • simples ;
  • compréhensibles ;
  • réparables ;
  • robustes ;
  • et réellement utiles.

La technologie doit répondre à un besoin, et non devenir une fin en soi.

Photovoltaïque, solaire thermique : commencer par le besoin

Même logique avec les énergies renouvelables.

La question n’est pas simplement de savoir s’il faut installer du photovoltaïque ou du solaire thermique.

Il faut d’abord se demander à quoi servira l’énergie produite.

Pour le photovoltaïque, l’autoconsommation implique par exemple de synchroniser autant que possible la consommation du logement avec les périodes de production solaire.

Pour le solaire thermique, la pertinence dépend fortement des besoins réels en eau chaude et en chauffage.

Dans un logement consommant très peu d’eau chaude, installer un système solaire thermique important peut perdre une partie de son intérêt.

En revanche, Pascal Lenormand souligne que le solaire thermique peut trouver des applications intéressantes, notamment dans certains bâtiments collectifs ou pour contribuer au chauffage.

L’ordre des questions reste donc essentiel :

  1. Quel service doit être rendu ?
  2. Quelle quantité d’énergie est réellement nécessaire ?
  3. Peut-on diminuer ce besoin ?
  4. Quel système permet ensuite de produire cette énergie de manière pertinente ?

Rénovation énergétique : ne pas sous-estimer le rôle du maître d’ouvrage

Lorsqu’un particulier entreprend une rénovation, la tentation peut être grande de vouloir devenir lui-même expert de tous les sujets.

Isolation, ventilation, chauffage, matériaux biosourcés, étanchéité à l’air, structure, menuiseries…

Pascal Lenormand met en garde contre cette approche.

Pour lui, la maîtrise d’œuvre est un véritable métier.

Une rénovation représente souvent :

  • une part considérable du patrimoine d’un ménage ;
  • plusieurs mois ou années de travail ;
  • de nombreuses décisions techniques ;
  • un engagement financier important ;
  • et parfois une forte charge mentale pour la famille.

Il recommande donc de constituer une véritable équipe de professionnels.

Le rôle du particulier reste néanmoins central : il est maître d’ouvrage et maître d’usage.

Personne d’autre ne peut définir précisément ses besoins.

Le particulier doit donc surtout apprendre à exprimer :

  • ses habitudes ;
  • ses priorités ;
  • son niveau de confort recherché ;
  • ses contraintes ;
  • son budget ;
  • les usages qu’il souhaite privilégier.

Les professionnels peuvent ensuite transformer ces besoins en solutions techniques cohérentes.

Comment choisir les bons professionnels ?

Pascal Lenormand recommande notamment de :

  • se documenter en amont ;
  • consulter plusieurs professionnels ;
  • visiter leurs réalisations ;
  • demander des références ;
  • échanger directement avec leurs anciens clients ;
  • comprendre comment se sont déroulés leurs derniers chantiers.

La relation humaine compte également beaucoup.

Un projet de rénovation dure parfois plusieurs années : mieux vaut donc travailler avec des professionnels avec lesquels le dialogue est fluide et la confiance possible.

Faut-il encore construire des maisons individuelles ?

Sur ce point, Pascal Lenormand adopte une position particulièrement tranchée.

Selon lui, la priorité doit aujourd’hui être donnée à la rénovation du parc existant plutôt qu’à la construction de nouvelles maisons individuelles.

Même lorsqu’un projet neuf ambitionne d’être extrêmement performant, construire mobilise nécessairement :

  • des matériaux ;
  • du foncier ;
  • de l’énergie ;
  • des infrastructures ;
  • et de nouvelles ressources.

Pendant ce temps, un immense parc de bâtiments existants reste à rénover.

Cette prise de position invite au minimum à poser la question avant tout projet :

Est-il vraiment nécessaire de construire un nouveau bâtiment pour répondre à ce besoin ?

Réhabiliter, transformer, diviser, mutualiser ou réaffecter un bâtiment existant peuvent parfois offrir des réponses différentes.

Vers des bâtiments plus robustes et plus libres

Lorsqu’il décrit son habitat idéal, Pascal Lenormand insiste moins sur une technologie particulière que sur une qualité : la robustesse.

Un logement robuste devrait continuer à fonctionner avec très peu d’énergie.

Il devrait également laisser ses habitants libres de leurs choix.

Pouvoir consommer extrêmement peu lorsque cela est souhaité, sans pour autant rendre impossible un usage plus généreux ponctuellement.

Cette liberté suppose des systèmes bien dimensionnés, compréhensibles et adaptables.

C’est finalement l’un des messages essentiels de cette approche des économies d’énergie :

la véritable performance énergétique ne consiste pas uniquement à accumuler les technologies performantes. Elle consiste à concevoir des bâtiments et des usages permettant de répondre précisément à nos besoins avec le moins de ressources possible.

Économies d’énergie : commencer par regarder ce qui ne sert à rien

Avant d’isoler davantage, de remplacer un appareil ou d’installer une production d’énergie renouvelable, une démarche simple peut donc être engagée.

Observer.

Pendant quelques jours, il est possible de regarder :

  • quels appareils fonctionnent lorsque personne ne les utilise ;
  • quelles pièces sont chauffées inutilement ;
  • combien de litres d’eau sont réellement utilisés sous la douche ;
  • combien de temps le ballon d’eau chaude maintient inutilement sa température ;
  • quels équipements restent en veille ;
  • quelles fenêtres reçoivent directement le soleil en été ;
  • quels services énergétiques sont réellement nécessaires à chaque moment.

Ces observations permettent de passer d’une logique abstraite de réduction des consommations à une approche beaucoup plus concrète.

Et surtout, elles replacent l’habitant au centre du fonctionnement du bâtiment.

Car les économies d’énergie ne dépendent pas seulement de la performance théorique de l’enveloppe ou des équipements.

Elles dépendent aussi de notre capacité à comprendre ce que nous voulons réellement obtenir de nos bâtiments.

Comme le résume Pascal Lenormand avec une formule simple et immédiatement applicable :

« L’état normal d’un appareil, c’est d’être éteint. »

Peut-être est-ce finalement par là que commencent les économies d’énergie les plus simples.

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