Je vous emmène dans la case de Corentin Desmichelle pour parler d’architecture passive et biosourcée.
Corentin conçoit des bâtiments passifs partout en France avec la volonté d’intégrer le plus possible de matériaux vertueux, comme la paille, le bois et la terre.
Il nous raconte les intérêts de construire passif, pour d’une part réduire les factures énergétiques, mais aussi pour améliorer grandement le confort des occupants.
On illustre cela avec le cas d’une école passive construite à Paris, où la performance du bâti est au service d’une meilleure concentration des élèves et d’une réduction du stress.
Merci à Corentin pour ce retour d’expérience instructif et inspirant.
Je vous souhaite un bon épisode.
Notes de l’épisode
Pour contacter Corentin :
- Atelier Desmichelle Architecture : https://www.atelierdesmichellearchitecture.fr/atelier
Les ressources mentionnées dans l’épisode :
- La révolution d’un seul brin de paille – Masanobu Fukuoka
Le mantra partagé par mon invité-e :
“De tout un peu”
Crédits photos : © Atelier Desmichelle Architecture





Architecture passive : concevoir des bâtiments confortables, sobres et biosourcés
L’architecture passive est souvent résumée à une promesse simple : réduire très fortement les besoins de chauffage d’un bâtiment. Mais cette approche va bien au-delà des seules économies d’énergie. Elle invite à concevoir des lieux plus confortables, plus stables face aux variations climatiques, plus agréables à vivre et potentiellement plus sains pour leurs occupants.
Lors du Festival Passibat, Corentin Desmichelle, architecte engagé depuis près de vingt ans dans la construction bois, paille et biosourcée, est venu partager son retour d’expérience sur une école parisienne conçue selon les principes du passif. À travers cet exemple, il rappelle que l’architecture passive n’est pas réservée aux maisons individuelles très compactes ni aux bâtiments isolés en pleine campagne. Elle peut aussi s’adapter à un contexte urbain dense, à des formes architecturales complexes et à des équipements collectifs accueillant chaque jour de nombreux enfants.
Cette conversation permet de comprendre les fondamentaux d’un projet passif, les arbitrages nécessaires en conception, les points de vigilance sur le chantier et, surtout, les bénéfices concrets ressentis par les occupants.
Qu’est-ce que l’architecture passive ?
L’architecture passive repose sur une idée centrale : faire en sorte que le bâtiment assure lui-même l’essentiel du confort intérieur grâce à la qualité de son enveloppe, plutôt que de dépendre de systèmes de chauffage ou de climatisation puissants.
Dans un bâtiment classique, on compense souvent les défauts de conception par des équipements techniques : chauffage plus puissant, climatisation, ventilation surdimensionnée ou régulation complexe. Une conception passive inverse cette logique. Elle cherche d’abord à limiter les besoins énergétiques à la source.
Cela passe notamment par :
- une isolation thermique très performante ;
- une enveloppe continue et homogène ;
- une grande attention portée à l’étanchéité à l’air ;
- la réduction des ponts thermiques ;
- une ventilation maîtrisée, souvent double flux ;
- une stratégie cohérente de protection solaire ;
- une conception attentive à la compacité du bâtiment ;
- une réflexion dès l’esquisse sur les apports solaires, les masques proches et les usages.
L’objectif n’est pas uniquement de chauffer moins. L’enjeu est aussi de créer une température intérieure plus stable tout au long de l’année. Dans une maison ou une école passive bien conçue, les habitants ressentent moins les variations de température extérieure, les épisodes de froid, d’humidité ou de chaleur.
Comme le souligne Corentin Desmichelle, le passif est une contrainte de conception, mais une « bonne contrainte ». Elle oblige architectes, bureaux d’études, entreprises et maîtres d’ouvrage à anticiper davantage. En contrepartie, elle offre aux utilisateurs un bâtiment plus simple à vivre, plus confortable et moins dépendant des systèmes techniques.
Le passif ne se limite pas à la performance énergétique
Pour Corentin Desmichelle, réduire les consommations d’énergie ne répond qu’à une partie de la question. Un bâtiment peut être performant sur le plan thermique tout en étant construit avec des matériaux très transformés, importés de loin ou fortement consommateurs de ressources.
C’est pourquoi son approche associe architecture passive et matériaux biosourcés ou géosourcés. Depuis ses débuts, il s’intéresse à la construction paille, au bois, à la terre, au chanvre et aux matériaux capables de répondre à la fois à une ambition énergétique et à une recherche de sobriété matérielle.
Cette vision repose sur plusieurs principes :
- utiliser davantage de matériaux renouvelables ;
- limiter le recours au béton et aux plastiques lorsque cela est possible ;
- privilégier des filières locales ou territoriales ;
- réduire les transports et les transformations industrielles ;
- construire des bâtiments réparables et durables ;
- considérer l’impact environnemental du chantier autant que celui de l’usage futur.
La paille occupe une place particulière dans cette démarche. Elle permet de créer des murs très isolants tout en s’appuyant sur une ressource agricole renouvelable. Avec une performance thermique élevée, elle peut constituer un excellent support pour atteindre les objectifs d’une architecture passive.
L’enjeu n’est donc pas d’opposer la performance thermique aux matériaux naturels. Au contraire, les deux approches peuvent se renforcer. Une enveloppe très performante peut être réalisée avec du bois, de la paille, de la fibre de bois, du chanvre ou d’autres matériaux biosourcés, à condition de soigner la conception et la mise en œuvre.
Construire une école passive au cœur de Paris
L’un des projets présentés pendant l’échange est une école située dans le 13e arrondissement de Paris, surnommée l’école des Trois Petits Cochons. Il s’agit d’un exemple intéressant car il montre que l’architecture passive peut s’adapter à un environnement particulièrement contraint.
Construire en milieu urbain dense implique de composer avec de nombreux paramètres :
- des parcelles exiguës ;
- des bâtiments voisins qui créent des ombres ;
- des orientations parfois peu favorables ;
- une forte pression foncière ;
- des règles urbaines nombreuses ;
- des contraintes de vues et de porosité urbaine ;
- des espaces techniques difficiles à intégrer.
Le projet se trouvait en cœur d’îlot, entouré de plusieurs opérations de logements. Les apports solaires étaient donc limités par les masques créés par les immeubles voisins. Le volume du bâtiment était également fragmenté, avec une entrée sur rue, une cour de récréation, puis les bâtiments scolaires situés en arrière.
Cette configuration démontre une réalité importante : un projet passif n’a pas besoin d’être une boîte parfaitement compacte, orientée plein sud et isolée de tout contexte urbain. La compacité reste un levier majeur, mais l’architecte doit aussi répondre au programme, au site, au paysage et aux usages.
Dans ce cas précis, les volumes ont été travaillés pour préserver les vues, éviter l’effet de masse au cœur de l’îlot et créer plusieurs terrasses végétalisées. Ces toitures participent à la biodiversité, améliorent la gestion du confort d’été et contribuent à limiter localement les effets d’îlot de chaleur urbain.
Une architecture passive conçue avec des matériaux biosourcés
Le projet de cette école associe plusieurs techniques constructives. Le choix des matériaux dépend à la fois des contraintes structurelles, de la présence de parties enterrées, de la géométrie du bâtiment et de l’ambition environnementale du projet.
Parmi les solutions mises en œuvre, on retrouve notamment :
- des fondations et parties enterrées en béton ;
- une isolation extérieure adaptée aux zones en contact avec le sol ;
- un rez-de-chaussée en béton isolé par l’extérieur ;
- des briques en terre cuite utilisées pour les parements extérieurs ;
- une structure bois dans les étages ;
- des planchers en CLT ;
- des poteaux et poutres en bois, complétés ponctuellement par du métal ;
- des murs à ossature bois isolés en paille ;
- un pare-pluie en fibre de bois ;
- un OSB intérieur jouant le rôle de frein-vapeur et de couche d’étanchéité à l’air ;
- des bardages bois ;
- des toitures végétalisées ;
- un isolant en verre cellulaire sous certaines parties de toiture.
Ce mélange de techniques montre qu’un projet biosourcé ne signifie pas forcément une construction composée d’un seul matériau. L’architecture écologique repose souvent sur la capacité à utiliser chaque solution au bon endroit.
Le béton, par exemple, peut rester nécessaire pour certaines fondations ou zones structurelles complexes. L’enjeu est alors de l’utiliser avec discernement, de réduire son volume lorsque cela est possible et de privilégier des alternatives moins impactantes sur les parties où elles sont pertinentes.
L’architecture passive n’impose pas un matériau unique. Elle impose surtout une cohérence : continuité de l’isolation, qualité de l’enveloppe, maîtrise de l’humidité, réduction des fuites d’air et adaptation au contexte du projet.
La compacité : un levier essentiel pour atteindre le passif
Lorsqu’on demande à Corentin Desmichelle quel est le facteur le plus important dans un projet passif, il met en avant la compacité. Non pas forcément la compacité visuelle ou esthétique du bâtiment, mais celle de son enveloppe thermique.
Plus un bâtiment présente de décrochements, de volumes complexes, de surfaces extérieures et de jonctions délicates, plus il devient difficile de maintenir une isolation continue et une étanchéité à l’air irréprochable.
Une enveloppe compacte permet généralement :
- de réduire les surfaces de déperdition ;
- de limiter les ponts thermiques ;
- de simplifier les détails constructifs ;
- de réduire les risques de défauts sur le chantier ;
- de faciliter le suivi de l’étanchéité à l’air ;
- d’optimiser les coûts de construction ;
- de simplifier la maintenance future.
Cela ne signifie pas qu’il faut abandonner toute ambition architecturale. L’architecture passive ne condamne pas les projets complexes ou expressifs. Mais chaque volume, chaque baie vitrée, chaque balcon, chaque rupture d’isolation doit être pensé avec précision.
La compacité devient alors un outil de conception plutôt qu’une contrainte formelle. Elle aide à faire des choix cohérents dès les premières esquisses.
L’orientation : importante, mais pas au détriment de l’architecture
L’orientation est souvent présentée comme un élément clé de la maison passive. Chercher des apports solaires hivernaux peut effectivement réduire les besoins de chauffage. Mais dans un contexte urbain dense, l’orientation est parfois subie : parcelle étroite, réglementation, alignement sur rue, immeubles voisins, masques végétaux ou bâtis.
Pour Corentin Desmichelle, il faut donc éviter de sacrifier l’architecture au seul raisonnement thermique. L’orientation doit être prise en compte, mais elle ne peut pas résumer à elle seule la qualité d’un projet.
Une bonne conception passive repose davantage sur une combinaison de facteurs :
- la compacité de l’enveloppe ;
- la qualité de l’isolation ;
- la maîtrise des ponts thermiques ;
- le choix des vitrages ;
- la protection solaire ;
- la ventilation ;
- l’inertie du bâtiment ;
- l’usage réel des espaces ;
- la capacité à ventiler naturellement lorsque les conditions le permettent.
L’enjeu est de trouver une réponse adaptée à chaque situation, plutôt que d’appliquer une recette identique à tous les projets.
Ventilation double flux et confort d’été dans une école passive
Dans une école, la question de la ventilation est particulièrement importante. Les salles de classe accueillent de nombreux enfants et adultes pendant plusieurs heures. La qualité de l’air intérieur influence directement le confort, la sensation de fatigue et la capacité de concentration.
Dans le projet parisien, la ventilation double flux a été installée en partie haute du bâtiment, près de la toiture. Ce choix permet de rapprocher l’équipement de l’enveloppe thermique, mais il représente aussi un défi dans un immeuble où chaque mètre carré est précieux.
La ventilation double flux présente plusieurs intérêts dans une architecture passive :
- renouveler l’air intérieur de manière maîtrisée ;
- récupérer une partie de la chaleur de l’air extrait ;
- limiter les pertes liées à l’aération ;
- améliorer la qualité de l’air intérieur ;
- contribuer au confort thermique ;
- réduire les besoins de chauffage.
Dans certains bâtiments passifs très compacts, il est même possible de chauffer les espaces principalement grâce à l’air neuf insufflé par la ventilation. C’était le cas d’une autre école réalisée par Corentin Desmichelle à Épinay-sur-Seine, où les salles de classe pouvaient fonctionner sans radiateurs ni planchers chauffants.
Dans l’école parisienne, la forme moins compacte du bâtiment a conduit à conserver un chauffage urbain et des planchers chauffants basse température. Cela rappelle qu’un projet passif ne consiste pas à appliquer un modèle unique. Les systèmes sont ajustés en fonction de la géométrie du bâtiment, du programme, du climat et des contraintes d’exploitation.
L’étanchéité à l’air : le point de vigilance du chantier passif
L’étanchéité à l’air est l’un des sujets les plus importants dans un bâtiment passif. Une isolation très performante perd une partie de son intérêt si l’air peut circuler librement à travers les parois, les jonctions ou les passages de réseaux.
Dans le projet présenté, la couche d’étanchéité à l’air était principalement assurée par les panneaux d’OSB positionnés côté intérieur, avec un travail très attentif sur les raccords, les jonctions et les adhésifs.
Les principaux points de vigilance concernaient notamment :
- les raccords entre les panneaux ;
- les menuiseries extérieures ;
- les seuils ;
- les murs rideaux ;
- les traversées de gaines ;
- les pénétrations électriques ;
- les réseaux techniques ;
- les jonctions entre matériaux différents.
Les murs rideaux et les grandes surfaces vitrées sont souvent des zones sensibles. Les châssis traditionnels peuvent être relativement faciles à traiter lorsqu’ils sont bien conçus et posés avec soin. Les murs rideaux demandent davantage de coordination entre les entreprises, notamment au niveau des seuils et des raccords.
Les tests d’infiltrométrie, réalisés avec une porte soufflante, sont alors indispensables. Ils permettent de vérifier la qualité de l’enveloppe avant la fin du chantier, d’identifier les fuites éventuelles et de corriger les défauts tant qu’il est encore temps.
Dans un projet passif, ces tests ne doivent pas être vus comme une simple formalité réglementaire. Ils constituent un véritable outil de pilotage du chantier.
Le confort des occupants : le véritable luxe de l’architecture passive
Au-delà des calculs thermiques et des performances énergétiques, le bénéfice le plus important de l’architecture passive reste le confort quotidien.
Corentin Desmichelle insiste sur ce point : le vrai luxe n’est pas uniquement de réduire les factures d’énergie. C’est de vivre dans un bâtiment où la température est stable, où l’air est renouvelé, où les espaces restent agréables pendant les périodes chaudes et où les occupants n’ont pas besoin de surveiller constamment les équipements.
Les retours d’expérience sur les écoles passives sont particulièrement parlants. Dans une école réalisée par l’architecte, l’établissement était la seule école de la commune à ne pas solliciter la mairie pendant les épisodes de canicule. Ce témoignage illustre la capacité d’une enveloppe performante, associée à une ventilation adaptée et à une stratégie de protection solaire, à améliorer le confort d’été.
Dans les bâtiments accueillant des enfants, les enjeux sont multiples :
- éviter les surchauffes ;
- maintenir une bonne qualité d’air ;
- limiter les courants d’air ;
- réduire les sensations d’inconfort ;
- favoriser la concentration ;
- créer des espaces plus apaisants ;
- améliorer la qualité d’usage pour les enseignants et les équipes éducatives.
Le projet parisien a tout de même révélé une vigilance importante : même une façade orientée nord-ouest peut subir des surchauffes si les vitrages ne sont pas suffisamment protégés. Les protections solaires ne doivent donc pas être réservées aux seules façades sud. Toute baie vitrée peut recevoir des apports solaires significatifs selon la saison, l’heure et le contexte urbain.
Dépasser les idées reçues sur le bâtiment passif
L’architecture passive souffre encore de plusieurs idées reçues. La première consiste à imaginer des bâtiments fermés, peu ouverts sur l’extérieur, semblables à des « thermos » peu désirables architecturalement.
Cette vision est largement dépassée. Un bâtiment passif peut comporter de grandes ouvertures, des terrasses, des vues cadrées, des espaces traversants et une forte relation au paysage. Il peut être contemporain, rural, urbain, rénové ou construit en neuf.
Une autre idée reçue concerne les fenêtres. Non, vivre dans un bâtiment passif ne signifie pas qu’il est interdit d’ouvrir les fenêtres. Les habitants restent libres d’aérer naturellement, de profiter d’une brise estivale ou de créer une ventilation traversante. La différence est que le bâtiment ne dépend pas de cette ouverture pour maintenir son équilibre thermique et son renouvellement d’air quotidien.
Enfin, le passif n’est pas réservé à des budgets exceptionnels. Certains projets peuvent nécessiter un investissement initial plus important, notamment lorsqu’ils visent une certification ou font appel à des matériaux spécifiques. Mais les principes passifs peuvent être intégrés à tous les projets : rénovation, extension, logement collectif, équipement public, maison individuelle ou tiers-lieu.
L’essentiel est d’adapter le niveau d’ambition au programme, au budget et au site.
Se former et aller sur les chantiers
Pour les architectes, maîtres d’œuvre, artisans ou particuliers qui souhaitent se lancer dans l’architecture passive, Corentin Desmichelle recommande deux choses : se former et aller voir des chantiers.
La formation permet de comprendre les phénomènes physiques invisibles qui influencent pourtant fortement le confort : transferts de chaleur, humidité, ponts thermiques, apports solaires, étanchéité à l’air, ventilation et surchauffe estivale.
Elle aide aussi à prendre les bonnes décisions dès l’esquisse :
- implantation du bâtiment ;
- organisation des volumes ;
- choix des vitrages ;
- positionnement des locaux techniques ;
- stratégie d’isolation ;
- traitement des points singuliers ;
- protection solaire ;
- choix des matériaux.
Mais la théorie ne suffit pas. Les chantiers permettent de comprendre la réalité des raccords, la coordination entre entreprises, les difficultés de pose et l’importance des détails. C’est sur le terrain que l’on mesure à quel point un simple passage de gaine ou une jonction mal traitée peut fragiliser une enveloppe performante.
Architecture passive : rigueur, cohérence et sobriété
S’il fallait résumer l’architecture passive en quelques mots, ce serait probablement : rigueur, cohérence et confort.
Rigueur, car chaque détail compte. Cohérence, car l’enveloppe, la ventilation, les vitrages, les matériaux et les usages doivent fonctionner ensemble. Confort, car la finalité n’est pas de réaliser un tableau de performances, mais de créer des lieux où l’on se sent bien toute l’année.
L’approche de Corentin Desmichelle montre également que le passif peut devenir un levier pour repenser plus largement notre manière de construire. Associer la performance énergétique aux matériaux biosourcés, à la végétalisation, au réemploi et à une meilleure prise en compte du vivant permet d’aller au-delà du seul sujet du chauffage.
L’architecture passive ne doit pas être perçue comme une contrainte réservée à quelques projets démonstrateurs. Elle peut devenir une boussole pour construire ou rénover autrement : avec moins de besoins, moins de dépendance aux systèmes, plus de confort et une attention accrue aux ressources utilisées.
Comme le rappelle une formule chère à l’architecte : « De tout un peu ». Une invitation à construire avec davantage de mesure, de sobriété et de cohérence.
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